ENSEMBLE LA CAVATINE | CLASSIQUE

ENSEMBLE LA CAVATINE | CLASSIQUE

Cet ensemble à géométrie variable de chanteurs et de musiciens, fondé en 2010 par la soprano Véronique Housseau, réunit des professionnels de la nouvelle génération issus des grandes institutions françaises et européennes et animés par une passion commune pour le répertoire des XVIIIe et XIXe siècles.

L’ensemble a vocation à explorer et ressusciter des œuvres lyriques oubliées ou créer des ouvrages inédits. Dans le souci de rendre l’art lyrique plus vivant et accessible, il se propose de recourir à  d’autres disciplines artistiques (danse, mime, conte, marionnettes…).

La Cavatine a été subventionnée par la Spedidam pour son spectacle lyrique sur le mythe d’Orphée intitulé Eurydice, mon Amour (de Monteverdi à Haydn) dans une mise en scène de Stephen Taylor (Théâtre Adyar, Théâtre Daniel-Sorano, Théâtre du Casino-Yeu, juin et juillet 2011), spectacle qui a été salué par la presse comme « un spectacle servi par une troupe de musiciens inspirés et enthousiastes ».

Elle a également donné, avec le soutien du Crédit Mutuel, un concert voix et harpe Entre Ciel et Terre comportant des airs profanes et sacrés classiques et belcantistes (août 2011). Elle a été invitée en 2011 pour une tournée de concerts avec le Stabat Mater de Pergolèse en Auvergne, en Italie et pour le premier festival de musique sacrée de Jordanie « Animae Musica ».

Cette saison elle redonne le même Stabat Mater à Versailles, l’Ile d’Yeu, ainsi qu’aux festivals de Contres et de Rocamadour.

D’autres programmes sont en cours de réalisation : un programme autour de Bach avec soprano, orgue et hautbois, un concert Héroïnes, coquines et cavatines pour voix et harpe, un autre de Lieder romantiques allemands pour soprano, clarinette et pianoforte, intitulé Paysage sentimental, et enfin, avec Les Muses Galantes, un programme Luigi Boccherini, Musique à la cour d’Espagne sous l’Infant Don Luis.

SPECTACLE EURYDICE, MON AMOUR

EURYDICE, MON AMOUR
Spectacle lyrique sur le mythe d’Orphée

Travail scénique de Stephen Taylor
Conception de Véronique Housseau

Musiques de Monteverdi, Rossi, Sartorio, Purcell
Campra, Haendel, Gluck, Bertoni, Haydn

Spectacle sans entracte. Durée : 1 h 20

Note d’intention
L’amour d’Orphée pour Eurydice est resté une constante source d’inspiration pour les écrivains et les artistes.

Au-delà de leur amour légendaire, c’est essentiellement la figure emblématique du poète-chanteur qui a suscité l’intérêt des compositeurs et se trouve être étroitement lié à l’histoire de l’art lyrique. J’ai imaginé, quant à moi, de donner une lecture originale et résolument contemporaine du mythe en mettant en lumière le personnage d’Eurydice, cette jeune femme qui a fait naître l’amour en Orphée et lui a inspiré ses plus beaux chants en donnant sens et forme à son art. C’est elle qui est le véritable enjeu du drame qui se joue lorsqu’elle perd la vie.

Loin d’être une nymphe éthérée à la présence éphémère, qui s’efface pour n’être qu’un amoureux mirage, elle est le personnage central autour duquel je fais évoluer les deux autres protagonistes, son époux, Orphée, et le berger Aristée, sous les traits duquel se cache le dieu des Enfers, les deux personnages symboliques de l’amour et de la mort. Car telle est bien la réflexion à laquelle invite le mythe, une fable sur la vie, la mort, l’amour et l’art du poète. J’ai souhaité ainsi que le personnage allégorique de la mort soit incarné par un artiste à la personnalité double qui apparaisse dans toute son ambiguïté d’homme/démon, tantôt berger rival qui chante et charme, tantôt être maléfique qui mène la danse sur terre comme dans l’enfer imaginaire des hommes. Bien évidemment la figure orphique, elle, est par essence le Poète, qui fait entendre toutes les nuances de son beau chant, de l’enchantement à l’incantation.

A partir d’un choix d’airs et ensembles issus d’oeuvres lyriques de différents compositeurs de langue française, italienne ou anglaise, j’ai retracé, scène par scène, les épisodes traditionnels de cette histoire d’amour, la mort d’Eurydice et la plainte d’Orphée, la descente aux Enfers, l’interdit et le regard fatal, la félicité finalement retrouvée. Ce voyage à travers les diverses périodes musicales s’ouvre sur L’Orfeo de Monteverdi, considéré comme le premier opéra, pour s’achever par le trio final de l’Orphée et Eurydice de Gluck pour les retrouvailles heureuses du couple. Bon nombre de pièces présentées datent du XVIIIe siècle, une période très créative qui passe insensiblement du baroque au classique, et sont en l’occurrence représentatives du répertoire de prédilection de l’ensemble La Cavatine. Certaines de ces pages sont très célèbres (J’ai perdu mon Eurydice de Gluck), d’autres beaucoup moins connues (Sartorio, Campra, Haendel, Bertoni). J’ai voulu un programme varié, où le tragique côtoie la fraîcheur pastorale, et où poésie et musicalité se mêlent à la théâtralité.
Véronique Housseau

ARTICLE DE PRESSE

Publié par La rédaction sur CultureMag.fr le 18/07/2011

Orphée et Eurydice : combien de compositeurs se sont intéressés à ce mythe ! de Monteverdi à Stravinski en passant par la vision décalée d’Offenbach sans oublier le premier opéra composé, Euridice de Peri, chaque auteur a proposé une vision originale de cette histoire.

Véronique Housseau et son ensemble La Cavatine, fondé en 2010, invitent à un voyage musical dans plusieurs oeuvres du répertoire baroque traitant des amours contrariés entre Orphée et Eurydice : tout en racontant chronologiquement l’histoire, elle l’illustre par des extraits d’opéras très connus (ceux de Monterverdi, Glück…) mais également par des raretés (ceux de Sartorio, Campra, Bertoni…). Quelques airs, qui n’ont aucun rapport avec le mythe d’Orphée, sont ajoutés à des fins dramatiques : The Tempest et King Arthur de Purcell…

Le spectacle est porté par 7 musiciens : un quatuor, placé à gauche, tente de recréer habilement l’orchestration (ce qui n’est pas toujours aisé dans Monteverdi notamment). Le rôle d’Eurydice est tenu par Véronique Housseau qui enchaîne air sur air avec un aplomb certain. La voix est fraîche, souple dans les vocalises, mais la musicienne semble plus à l’aise dans Glück, qui demande une pleine puissance vocale, que dans Monteverdi : elle exécute avec une belle précision et un legato parfaitement contrôlé la montée dans l’air « Cet asile aimable et tranquille ».Xavier Mauconduit possède un instrument qui dépasse les limites imposées par la grammaire baroque et il serait intéressant de le réentendre dans un répertoire plus lyrique. Scéniquement ils forment un couple émouvant qui fonctionne bien. Victor Duclos, alias Pluton, brûle les planches. Danseur de formation, il évolue sur scène avec une aisance remarquable, apportant vie et consistance au dieu des Enfers avec quelques gestes et des regards très expressifs. Vocalement il s’impose avec une voix longue de basse en particulier dans l’air « O voi, dell’Erebo… » de La Resurrezione de Haendel.

Il convient de saluer cette belle initiative : non seulement le public découvre un répertoire d’une grande richesse mais il assiste à un spectacle servi par une troupe de musiciens inspirés et enthousiastes.
Manon Ardouin

ECOUTER

Une lecture originale du mythe d’Orphée qui met en lumière le personnage d’Eurydice.
Un spectacle créatif sans artifice servi par un jeune ensemble qui séduit par une interprétation émouvante et généreuse.

Extrait |

ROSSI Orfeo, Mort d’Eurydice, ‘Ohimè, Nutrice’, sans récit (Eurydice, Adyar, 06.07.2012)

SARTORIO, Orfeo, L’Ombre d’Eurydice, ‘Se desti pieta’, sans réc. du début (Eurydice, Sorano, 29.06.2011)

LES ARTISTES
Véronique Housseau | Soprano

Véronique Housseau, née le 1er décembre 1982, commence à chanter dans un choeur d’enfants, puis à la Maîtrise de Paris.

Elle se forme auprès d’Anna Maria Bondi à la Schola Cantorum, où elle obtient son Diplôme Supérieur de chant. Parallèlement elle complète sa formation à l’Université de la Sorbonne et est titulaire de la Licence de Musicologie. Elle intègre ensuite le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et y obtient son Master de chant en juin 2010.

Elle se perfectionne auprès des chefs de chant Anne Le Bozec, Susan Manoff, Olivier Reboul, de Sandrine Piau, Robert Expert et Kenneth Weiss pour le répertoire baroque et de Malcolm King.

Parmi les rôles qu’elle incarne, citons Susanna de Le Nozze di Figaro et Zerlina du Don Giovanni de Mozart (mise en scène de Stephen Taylor, Escales Lyriques de l’Ile d’Yeu, août 2007), Adele de Die Fledermaus de J. Strauss (mise en scène d’ Emmanuelle Cordoliani, mars 2008), la Petite Renarde enfant, Frantik et le Coq de La Petite Renarde rusée de Janacek (mise en scène avec marionnettes de Vincent Vittoz, Cité de la Musique, mars 2009 – reprises aux opéras de Rouen, Liège et Reims) et le rôle titre d’Eurydice, mon Amour (juin et juillet 2011). En août 2012, elle sera Cupid et She dans King Arthur de Purcell au Festival du Périgord Noir, sous la direction de Michel Laplénie.

Elle se produit régulièrement en concert et elle est lauréate 2011 des Chanteurs solistes professionnels de la Société Française des Chefs de Choeur. On a pu l’entendre dans le Stabat Mater de Pergolèse et des motets de Campra sous la direction de François Lazarevitch, le Salve Regina d’A. Scarlatti, des Cantates de Bach, dont la Cantate 140 sous la direction de Patrick Cohën-Akénine, le Requiem, la Messe du Couronnement et le Regina coeli de Mozart, l’Harmoniemesse de Haydn, la Petite Messe Solennelle de Rossini, le Psaume 42 de Mendelssohn…

Avec le pianiste Jean-Paul Pruna, elle donne des récitals de mélodies et lieder de Fauré, Ravel, Debussy, Britten, Wolf. (Jeunes Talents). Elle a été appréciée dans un concert voix et harpe Entre Ciel et Terre comportant des airs profanes et sacrés classiques et belcantistes. Elle a été invitée en avril 2011 pour une tournée de concerts autour du Stabat Mater de Pergolèse (en Auvergne et en Italie) et en décembre 2011 pour le premier Festival de musique sacrée de Jordanie « Animae Musica ».

Passionnée par de nombreux répertoires, ses goûts sont très éclectiques, de la musique ancienne à la musique contemporaine. Elle interprète en création mondiale des oeuvres de compositeurs contemporains : Jean Yves Bosseur (Cheminements au ras du sol, 2004), Éric Lebrun (Tota pulchra es, 2006), Philippe Mazé (Messe du Vieux Cours, 2006), Jean-Charles Robin-Gandrille (Poème En mémoire des victimes innocentes de la guerre d’Irak, 2003 ; 3 Poèmes pour voix, violoncelle et piano, 2006 ; Deux vocalises pour soprano, contrebasse et piano, 2007 ; Cinq Élégies et Poème de Soriano, 2009) et Gaja Maffezzoli (Eurydice, mon Amour, 2010).

Parallèlement à ses activités de chanteur, elle s’engage dans la conception de programmes musicaux et fonde en 2010 l’ensemble La Cavatine. Avec celui-ci, elle a donné un spectacle lyrique Eurydice, mon Amour.

D’autres programmes sont en cours de réalisation : un programme autour de Bach avec soprano, orgue et hautbois, un concert Héroïnes, coquines et cavatines pour voix et harpe, un autre de Lieder romantiques allemands pour soprano, clarinette et pianoforte, intitulé Paysage sentimental, et enfin, avec Les Muses Galantes, un programme Luigi Boccherini, Musique à la cour d’Espagne sous l’Infant Don Luis.

Lika Laloum | Violoniste

Commencé le violon à l’âge de quatre ans.

Elle a étudié avec Jérôme Arger-Lefèvre au conservatoire du 8ème arrondissement de Paris, Jacques Ghestem et Dominique Juchors au conservatoire du 10ème.

Après ses études de violon, elle se consacre à l’alto avec Dalhia Adamopoulos, puis intègre le Conservatoire national de Région de Paris (actuellement appelé le C.R.R.) avec Carole Dauphin et Louis Fima où elle remporte les prix des cycles spécialisé et supérieur. Elle gagne également le deuxième prix du concours des jeunes altistes en 2006.

En parallèle, elle a suivi la formation du Jeune Orchestre Atlantique à Saintes afin d’approfondir l’interprétation du répertoire classique et romantique sur instruments d’époque, sous la conduite de personnalités telles que Jean-Philippe Vasseur, Marc Minkowski ou Sigiswald Kuijken.

Après avoir obtenu le diplôme de Saintes, elle a étudié l’alto et le violon baroques avec François Fernandez, Catherine Puygues et Simon Heyerick.

Actuellement, elle joue dans des orchestres tels que l’Orchestre des Champs-Elysées, les Musiciens du Louvre, les Folies Françoises, l’Opera fuoco ou Orfeo 55.

Aude de Larouzière | Violoniste

Après avoir obtenu le 1er prix de violon au conservatoire de Clermont-Ferrand en 1996 – où elle suivait également les cours de musique de chambre, d’harmonie, de contrepoint, d’écriture et d’analyse – Aude de Larouzière a complété ses études musicales en Italie au conservatoire A. Peri .

Durant quatre ans, elle étudie auprès du violoniste Carlo Menozzi tout en poursuivant sa formation en musique de chambre et quatuor avec Dario Indrigo. Elle obtient le Diploma di violino de l’État italien avec mention très bien et bénéficie ensuite des enseignements de Massimo Quarta à Lugano (Suisse), de Pavel Vernikov à Gubbio (Italie), de Veda Reynolds et Werner Hinz en France. Elle s’est aussi perfectionnée avec Géza Kapás, violoniste de l’Akademia Liszt Férenc de Budapest en Hongrie.

De retour en France, elle a obtenu le diplôme d’État d’enseignement du violon et enseigne actuellement au conservatoire américain de Paris et à Sceaux. En 2000, elle remporte le 3ème prix du Concours Européen de Violon «Vittorio Pitzianti» à Venise. Elle donne alors des concerts tant en formation de musique de chambre qu’en tant que soliste à Bologne, Carpi, Parme, Reggio Emilia, Modène, Bolzano, Prato, Barcelone…

En 2006, elle fonde avec sa soeur Bénédicte de Larouzière et la pianiste Alberta Alexandrescu, le «Trio Lumen» avec lequel elle donne de nombreux concerts. Le Trio Lumen a enregistré le trio en sib majeur op.99 de Schubert.

Aude de Larouzière se produit aussi en collaboration avec des acteurs de théâtre et cinéma comme Brigitte Fossey et Marie-Christine Barrault.

En 2011, elle intègre l’Ensemble La Cavatine avec lequel elle fait des tournées en France et à l’étranger.

Victor Duclos | Danseur Interprète Contemporain

Victor Duclos dispose d’une solide formation artistique pluri-disciplinaire.

Titulaire d’un Diplôme de Formation Supérieure de Danseur Interprète Contemporain au CNSMD de Paris, il entame une année de recherche supplémentaire sur les rapports voix et corps, ce qui l’amène à travailler avec S.Rousseau et la compagnie Maitre Guillaume.

Il travaille parallèlement sa voix avec M.Mardayer. Il participe à plusieurs Master classes notamment au Centre de la Voix, à l’Académie de Nice, avec M.Koningsberger, A.Palloc, U.Reinemann, S.Taylor.

Son parcours l’amène tour à tour à être danseur pour des créations en danse contemporaine (P.Décina, JC.Boclé), danseur pour des productions d’opéras (La Grande Duchesse de Gerolstein – Offenbach par L.Pelly et L.Scozzi, La Chauve Souris – Strauss par J-L.Grinda et L.Scozzi), assistant à la mise en scène et chorégraphe (L’Italienne à Alger – Rossini /Comédie de Montpellier, Alcina – Haendel /CNSMD de Paris, Don Giovanni – Mozart /Besançon) ; et enfin chanteur.

Il participe à l’Atelier des Voix 2009, initiative d’insertion professionnelle en région Nord – Pas-de-Calais, et collabore avec l’Atelier Lyrique de Tourcoing (JC.Malgoire) pour l’Anima del filosofo – Haydn, Die Schöpfung – Haydn, ainsi que pour la trilogie Mozart – Daponte jouée à Tourcoing, puis au Théâtre des Champs Elysées.

Cette même année, il signe sa première mise en scène pour le music hall Show Boat – Kern/Hammerstein, avec les étudiants en chant du CRD de Pantin (93).

De 2010 à 2012 il est Don Alvar dans les Indes Galantes – Rameau par M.Laplénie au Festival du Périgord Noir ; Pluton dans Eurydice mon Amour – spectacle autour du mythe d’Orphée, production La Cavatine, et Déméloir dans Une Demoiselle Électromagnétique – Offenbach prod.Compagnie le Rêveur d’Eux/La Clef des Chants, spectacle pour lequel il cossigne la mise en scène avec Vincent Vantyghem.

Son parcours l’amène également à s’interroger sur la transmission et la pédagogie (professeur associé au travail de la scène au CNSM de Paris et au CRD de Pantin de 2009 à 2011) ; et intervient régulièrement en milieu scolaire et conservatoire. (Initiation au répertoire de danse de la Renaissance française, travail du corps en scène avec des pianistes au CRD de Saint Denis).

Les Indes Galantes – Rameau au théâtre du Capitole (L.Scozzi et C.Rousset) ainsi qu’une nouvelle collaboration avec JC Boclé pour le festival de Chamarande.

Cet été il sera le Roi Arthur dans la production éponyme de Purcell au festival du Périgord Noir sous la direction de M.Laplénie.

Samuel Hengebaert | Violoniste

Né en 1984, Samuel Hengebaert commence l’alto au Conservatoire du Vème arrondissement de Paris.

Il poursuit ses études au Conservatoire à Rayonnement Régional de Rueil-Malmaison avec Françoise Gnéri. En 2006, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon dans la classe de Jean-Philippe Vasseur et obtient en juin 2010 le prix Mention Très bien.

Il étudie actuellement le violon et l’alto baroque au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris auprès de François Fernandez.

Samuel Hengebaert est régulièrement invité à jouer au sein de formations symphoniques telles que l’Orchestre National de Lyon, l’Orchestre de l’Opéra de Lyon ainsi que l’orchestre de la Suisse Romande. Parallèlement à ses activités orchestrales, il se produit en musique de chambre avec Christophe Poiget, Miguel da Silva, Yovan Markovitch, Pierre-Yves Hodique et Franck Russo.

Son attachement à défendre le répertoire baroque et classique l’amène à se produire dans de nombreux festivals sous la baguette de chefs tels que Marc Minkowski, Christophe Rousset, Louis Langrée, Sigiswald Kuijken ou David Stern ainsi que dans plusieurs ensembles constitués de jeunes talents issus des grandes institutions musicales.

Il fera ses débuts à Londres en avril prochain dans un programme autour de Brahms et jouera l’intégrale des Concertos brandebourgeois, Salle Gaveau, avec les Folies Françoises sous la direction de Patrick Cohen-Akénine.

Insatiable dans ses activités musicales, Samuel Hengebaert étudie également la contrebasse au Conservatoire à Rayonnement Régional d’Aubervilliers dans la classe de Jean-Christophe Deleforge et est fondateur d’un ensemble de musique tzigane.

Céline Martel | Violoniste

 

Après avoir commencé par étudier le piano, puis le violon dans les conservatoires de Besançon et Lyon, et obtenu sa licence en musicologie à l’Université de Lyon, Céline Martel découvre le répertoire ancien à l’issue d’un stage avec Chiara Banchini en 2002 et décide alors de se spécialiser dans la pratique du violon baroque dans la classe de Patrick Bismuth au CNR de Paris ou elle obtient son prix en 2007.

Parallèlement, elle a suivi des formations professionnelles sous la direction de chefs tels que Christophe Rousset, Gérard Lesnes, Jean Tubéry ou Martin Gester.

Depuis, elle a eu l’occasion de se produire entre autres avec des ensembles tels que Le Concert Spirituel (H. Niquet), La Tempesta (P. Bismuth),  La Simphonie du Marais (H. Reyne),  Opera Fuoco (D. Stern), et travaille actuellement principalement avec Le Concert d’Astrée (E. Haïm).

Camille Merckx | Mezzo

Camille Merckx débute le chant au sein des «Petits Chanteurs» de Notre-Dame en Lozère (48) suite à une découverte de la musique à travers le violoncelle.

Elle obtient une Licence de Musicologie à la faculté de la Sorbonne (Paris) en 2005, tout en intégrant parallèlement le Centre de Formation du Jeune Chœur de Paris(CNR de Paris) dirigé par L.Equilbey et G.Jourdain, où elle travaille technique vocale, langues, théâtre… et a eu l’occasion de chanter sous la direction de P.Boulez, R.Jacobs, A.Altinoglu, K.Ono, B.Johanson..

Ce cursus s’est conclut par l’obtention d’un DEMS  de chant à l’unanimité avec les félicitations du jury en 2008.

Elle débute sa carrière sur scène en chantant le rôle de Sorceress dans Didon et Enée de H.Purcell, ce qui sera rapidement suivi par les rôles de Frugola dans Il Tabarro et de la Suor Zelatrice dans Suor Angelica de G.Puccini au sein de la troupe Le Collectif lyrique à Paris, puis celui de Dryade dans Ariane à Naxos de R.Strauss dans une mise en scène de A.Engel à l’Abbaye de Royaumont.

Parallèlement à ce répertoire lyrique, elle se produit régulièrement dans des programmes de musique ancienne, en se spécialisant sur la période du XVII° siècle en Italie (C.Monteverdi, G.Caccini, B.Strozzi…).Son répertoire se compose également de nombreux lieder (G.Mahler, R.Strauss, J.Brahms, A.Dvorak….), qu’elle a pu interpréter en France et en Belgique.

En 2007, Camille participe à l’Académie Européenne d’Ambronay qui produisait cette année-là un opéra de A.C.Destouches, Le Carnaval et la Folie. Elle y interprétait le rôle de la Folie sous la direction de H. Niquet, au théâtre de Bourg en Bresse, à l’Opéra Comique (Paris) ainsi qu’en Roumanie(Sibiu) et en Espagne(Valladolid).

Elle intègre en 2009 la section Opéra Studio de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth (José Van Dam) en collaboration avec le théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Elle y chante durant la saison 2009/2010, une prêtresse dans Iphigénie en Tauride de Glück (C.Rousset/P.Audi), ainsi que le rôle de Garcias dans Don Quichotte de J.Massenet (M.Minkowsky/L.Pelly). En 2011, elle y interprète le rôle de la Dame d’honneur et d’une Bohémienne dans les Huguenots de Meyerbeer (M.Minkowsky/O.Py), ainsi qu’un Esprit dans Cendrillon de Massenet (A.Altinoglu/L.Pelly).

Elle se produit également en 2010 avec le Cercle de l’Harmonie et J.Rhorer en tant que mezzo solo dans Thamos de Mozart, ainsi que dans La Sortie d’Egypte de Rigel à l’Opéra de Lyon, aux Festivals de St.Denis, de la Chaise Dieu et de Brème, et elle crée en 2011 la pièce de V.Cruz, Ovalada, sous la direction de J.P.Wurtz.

En 2012, elle participe au projet DanceXMusic, réunissant l’école de danse P.A.R.T.S, les musiciens de La Monnaie, ainsi que la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, dans lequel elle a interprété les Zwei Gesänge de Brahms pour mezzo, alto et piano, accompagné de Y.Cortvrint et P.Riga. Elle a également chanté la partie de mezzo solo dans les Vèpres de Rachmaninov sous la direction de L.Warynski avec le choeur Les Métaboles.

Bénédicte de Larouzière | Violoncelliste

Bénédicte de Larouzière fait ses études musicales dans les conservatoires de Clermont-Ferrand, Rueil-Malmaison et Boulogne-Billancourt, et y obtient les médailles d’or, et premiers prix de violoncelle et de musique de chambre à l’unanimité et félicitations du jury.

Tout au long de sa formation, elle étudie principalement avec X. Gagnepain, H. Cartier-Bresson, A. Sulem et J-M Trotereau, et se perfectionne auprès d’artistes tels que T. Koopman, R. Pidoux, M. Strauss, S. Popov…

En 2003, elle part étudier au Canada à la Faculty of Music of the University of Toronto dans la classe de Shauna Rolston et reçoit l’enseignement régulier du St Lawrence Quartet, Griphon Trio, Beaux-Arts Trio…  elle y remporte aussi le Concerto Competition qui lui permet de jouer en soliste avec orchestre dans les villes de Toronto et Barrie (Canada).

Plusieurs fois lauréate de concours – Concours des Jeunes Musiciens (Lempdes 1993 et 1997); Concours Léopold Bellan (Paris 1999) – elle donne des récitals au Centre Marcel Landowski (Boulogne-Billancourt), au Walter Hall, au Mac Millan Theatre, au Fisher Hall et à la Victoria Chapel (Toronto), au Rolston Hall du Banff Centre of Arts lors du Summer Festival, à l’auditorium du Palais Brognard (Paris), au Petit Palais (Paris), au festival Bach en Périgord.

Diplômée de l’université de Toronto en 2004, elle rentre en France, obtient le diplôme d’Etat d’enseignement du violoncelle et fonde avec sa sœur violoniste Aude de Larouzière et la pianiste Alberta Alexandrescu le Trio Lumen au sein duquel elle se produit régulièrement en concerts et festivals.

Attachée à jouer et partager la musique sous toutes ses formes elle joue aussi auprès de comédiens comme Brigitte Fossey et Marie-Christine Barrault, ainsi que dans les orchestres Poitou-Charentes, Pasdeloup, Opéra en plein air. Comme sa sœur, elle fait partie de l’ensemble La Cavatine depuis 2011.

Bertrand Dazin | Contre-ténor, haute-contre, alto

Bertrand Dazin est chanteur soliste contre-ténor, haute-contre, alto.

Il a enrichi son art du chant d’autres techniques : danse, théâtre, cinéma, arts martiaux. Il cherche à mélanger les genres artistiques. Il a la possibilité physique d’être plus qu’une voix, de grimper, danser, jouer dans toutes les formes du spectacle vivant.

Dès l’âge de sept ans jusqu’en 1995, il fait partie des Petits Chanteurs de Lille et de la Maîtrise Boréale dirigé par Bernard Dewagtère, il se produit régulièrement à l’Opéra de Lille et autres grands lieux européens de la musique.

Puis il rencontre le metteur en scène Daniel Fatous. Il se retrouve dès lors propulsé dans le monde du spectacle vivant, dans des emplois aussi divers qu’éclairagiste, régisseur, acteur et assistant à la mise en scène (théâtre, danse, arts martiaux, cinéma et opéra).

Après ces années passées dans le spectacle vivant (théâtre et danse), Bertrand Dazin renoue avec le chant soliste à travers diverses expériences en récitals ou mises en scène au théâtre. Après le CNR de Lille et de Versailles, dans la classe de Philippe Balloy, et Gaël de Kerret, il est admis au sein du Centre de Musique Baroque où il a suivi les master-class d’interprétation, technique vocale, danse et gestuelle baroques, notamment auprès de H. Crook, N. Barker, M. Koenigsberger, J. Corréas, P. Eswood, S. Intrieri, F. Deniaux, B. Cramoix. Il est élève particulier de James Bowman qui le parraine depuis 1995, ainsi que de Gaël de Kerret et Guillemette Laurens.

Bertrand Dazin a travaillé avec de grands chefs tels que Jean-Claude Malgoire, Olivier Schneebeli, Laurence Equilbey, Michel Laplénie, Franz Bruggen, Christophe Rousset, Michel Piquemal, Martin Gester, Pierre Cao, Paul Colléaux, Gabriel Garrido, Marc Minkowski, Michel Brun, Jean-Christophe Spinosi, Hugo Reynes, J.F Frisch, Paul Kuentz …. D’autre part, il aborde le répertoire contemporain avec des œuvres écrites spécialement pour lui par des compositeurs comme Jean-Marc Toillon, Omar Yagoubi, Dea Loher, Michel Smith, Michel Bosc , Jacques Derégniocourt, Julien Bros, Philippe Forget…

Depuis l’an 2000, il tourne en duo avec James Bowman Pastime with good compagny, récital de musique de cour anglaise (Henry XIII, Byrd, Dowland…) ainsi que quatre autres programmes de duos pour deux contre-ténors Blow/Purcell /Monteverdi /Schütz / Haendel / Pergolese avec son ensemble, avec continuo ou orchestre La Cathédrale Invisible qu’il a fondé en 1995 (labellisé par le Conseil général du Nord). On l’entend dans de nombreux récitals dont : Musique française jésuite en duo avec Bernard Delétré, musique anglaise J. Dowland avec luth et récitant sur les sonnets de Shakespeare, récital à Genève avec Fabian Schoffrin, Duo mise en miroir du baroque au contemporain avec James Bowman et l’Orchestre de Lyon dirigé par P. Fournier (Lille, Lyon, Oxford, Bournemouth…). Récital Vivaldi Pergolesi avec l’Orchestre de République Tchèque, création contemporaine, dirigé par Paolo Gato. Récital sur l’art des castrats. Récital avec l’orchestre baroque de Toulouse dirigé par Michel Brun, notamment à St Guillhem le désert et à l’abbaye de Sylvanès…

Il donne également son concours aux oratorios dont : Les Méditations pour le temps du carême, Requiem de Charpentier dir. Guy Van Wass au Luxembourg , à Fribourg dir P.G Roubati le Te Deum, messe de l’homme armé et Le miroir des siècles, Sacra Motteti, Maîtres sonneurs avec l’ensemble A Sei Voci et Thierry Escaich, Lessons de tenèbres de Couperin avec Jean Louis Charbonnier, Nisi dominus et gloria de Vivaldi Dir. Hugues Reiner à Paris, Fiesta Criolla, Puebla de Los Angeles et les Selva morale (enregistré) avec Gabriel Garrido à Paris, Ambronay, Valadolid, Anvers, Edinburg, Festival de radio France, abbaye de Sisteron, de Lessay… avec la Sfera Harmoniosa Dir Mike Fentros, Les Vêpres de Monteverdi au Festival d’Utrecht, Arvo Part sous la direction de Jordi Saval à Paris, Requiem et Messe en ut de Mozart avec l’Orchestre européen dirigé par Hugues Reiner, Les Passions St Jean, St Mathieu, Le magnificat, la Messe en sib m, Les Motets de J.S Bach avec Pierre Cao, D. Simonet, M. Lefevre et D. Sourisse, Ugo Reynes, ainsi que Le Messie , le Nisi et le Dixit Dominus de Haendel, un programme de musique sacrée italienne Durante, Caldara, Astorga ainsi que Jephté, Jonas et Vanitas de Carissimi ; Motets et Messe de Charpentier avec Paul Colléaux, le Stabat Mater et Nisi Dominus de Vivaldi et Salve Regina de Pergolese à la Sainte-Chapelle-Paris ainsi qu’à Lille, inauguration de l’exposition Botticelli et le Titien au Musée Présidentiel du Sénat, et à l’Assemblée nationale avec l’ensemble Les Cours européennes et La Cathédrale invisible dirigé par Gaël de Kerret avec enregistrement de CD et DVD… Il a participé également à de nombreux enregistrements et captations télévisuelles ou radiophoniques dont Le-jeune, Desmaret, Charpentier, Pamart, Astorga, Palestrina, Gabrielli, Gouzes, Monteverdi, Pergolesi, Landi, Banchieri…

Il interprète le rôle du cygne dans Carmina Burana de Carl Orff, le rôle de Miles dans l’oratorio Mors Saûlis et Jonathae de Charpentier à la chapelle royale du Château de Versailles, Fairy Queen de Purcell en scène… Interprète et enregistre le rôle de Mercure dans La Morte d’Orfeo opéra de Landi Dir : F. Lasserre, chante a capella, joue et danse dans le spectacle Trans-(e), spectacle en duo avec un artiste de cirque aérien Romain Guimard mis en scène par Lydie Doléans (en tournée), danse dans Parades et changes d’Anna Alprin, chante à l’Opéra de Paris et au Châtelet direction Marc Minkowski, Iphigénie de Gluck, Didon et Aené de Purcell Platée de Rameau, chante La Cantate de l’Apocalypse de A. Gouses pour le couple royal à Bruxelles ainsi qu’en tournée dont Sylvanès, interprète Niréno dans Jules César de Haendel dirigé par Christophe Rousset à Rome, le rôle de l’Amour dans l’opéra À l’ombre du grand arbre, création de R. Clerc à Genève , Ottone dans Ottone in Villa de Vivaldi dirigé par Gérard Lesnes, Le Génie dans l’Astrée de Philippe Colasse dirigé par Patrick Bismuth, lLs Vêpres della beata virgine au Châtelet dirigé par J.C. Spinosi, le rôle du primo uomo dans l’opéra L’Inconvenienze teatrale de Donizetti à Arras, Reims, Rouen, Charleroi, Apollon et Amphion dans Le Triomphe des arts, opéra de Bernard Aymable Dupuis à Toulouse, Lady Mac Beth par l’Opéra théâtre de Lyon, création musique Ph. Forget, Mise en scène A. Fornier …

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