NATHALIE SECARDIN

NATHALIE SECARDIN

DEMARCHE

Les objets que je réalise, sont des volumes, qui ont été tour à tour fabriqués en papier, en bois et aujourd’hui en plastique. Ils sont en noirs et blancs et l’une des faces à reçu une impression numérique qui suggère une arborescence. Les premières versions sont composées de plusieurs  éléments qui s’emboîtent à la façon d’un puzzle. Les dernières versions sont des duos. Les  éléments peuvent s’encastrer parfaitement ou être volontairement mal emboîtés, ce qui a comme incidence de déconstruire   le motif.

Au travers de ce dispositif, je fais du volume le support du dessin numérique, pour l’ancrer plus durablement dans l’espace. Un peu comme s’il s’incarnait dans la réalité. Un arbre à besoin pour croître, de sa mère nourricière, la terre. Le dessin, réalisé sur l’ordinateur, trouve sa matérialité hors de l’écran, sur un support tangible. D’où le motif graphique en forme d’excroissance, pour infléchir  ce mouvement vers une réalité physique.

Le champ d’investigation propre aux nouvelles technologies m’intéresse, car c’est un environnement source de profondes mutations. Il happe le corps et la pensée et s’appréhende aujourd’hui comme une seconde nature. Coincé entre l’écran et le clic de la souris, le corps perd la  substance des choses et  se désincarne dans le flux numérique. L’écran conditionne nos vies et le corps glisse ainsi  du réel au virtuel. A l’ère du flux numérique, de l’Internet et des réseaux de communication, je ressens la nécessité de tisser des  liens entre l’univers de l’écran, qui génère de nouveaux comportements et le réel qui reste notre nature référentielle.

Le dessin est un médium qui  permet une grande mobilité. Il désigne le champ du mental et de la vitesse et me semble à même  d’évoquer cet univers du flux dans lequel nous vivons. L’histoire du dessin à nourrit ma pratique et, du trait de klee aux entrelacs de Pollock, la dynamique du trait en mouvement à nourrit mon travail et me pousse aujourd’hui à explorer les qualités intrinsèques du numérique.

Je dessine à partir d’un logiciel graphique (libre de droit), en explorant de façon méthodique, les codes graphiques proposés. Echantillons de traits, contours de motifs….je joue et dessine à partir des contraintes données par le logiciel. Ce qui ne manque pas d’astreindre la main, de dénaturer le rapport au dessin et d’induire une certaine abstraction.

Je trace  des lignes qui  engendrent des ramifications, des réseaux, des racines. L’œil se perd dans un  dédale de traits  qui suggère un développement exponentiel. En réalisant ce genre de dessin, je  vois comme la possibilité d’évoquer les modes de ramifications qui sous-tendent la culture numérique : réseau de communication, Facebook, ces modalités d’excroissance propre à Internet  sont bien évidemment fantasmées par le dessin, dans un aller et retour au végétal.

Les volumes construits en forme de puzzle jouent sur l’idée d’une logique combinatoire. Ils ne donnent  pas à voir un ensemble construit et fini comme dans le traditionnel jeu de puzzle mais l’image inachevée d’un réseau qui se poursuit au-delà de la construction.  Le dessin  circonscrit dans le volume  se prolongerait au-delà, si le support écran se déployait lui même et si on lui rajoutait d’autre morceau. Une participation  purement mentale est requise mais il s’agit d’activer le regard et la pensée.

PARCOURS

Née le 28 décembre 1964

Vit et travaille à Châteauroux

Obtient le DNSEP (Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique) en 1987, à l’Ecole des Beaux-arts de Bourges.

Expositions Personnelles

2009
Espace Saint-Cyprien – Toulouse

2007
Galerie Nicole Ferry – Paris
Expositions Collectives

2009
Slick Paris Galerie Suty

2009
Mise à jour- Ermitage – Rueil Malmaison

2007
Les 20 ans de la galerie Nicole Ferry – Paris

2003
Vidéoformes – Clermont – Ferrand

2001
Pakékado – Galerie Artem – Quimper

2000
Un mois une œuvre – IUFM – Tours

1998
Axis mundi Art – Vallée du Dropt

1997
Quatrième courant d’Art – Deauville

1996
Cité la roquette – Paris

1995
Journée du patrimoine – Chapelle de Lachal -Valence

1995
Médiathèque de Châteauroux

1993
Douze – Maison de la Culture -Bourges

1990
Salon de Montrouge – Paris

1987
Grand Volume – Bourges

GALERIE

Categorized: 2011 , BLOG , Focus Artistes
facebook marketing