LAURENT LE BOURHIS

LAURENT LE BOURHIS

DEMARCHE

Laurent Le Bourhis débute son parcours artistique par une série intitulée Installations dramaturgiques, soient des performances réalisées par le public, avec sa collaboration, voire à son insu (public séduit dans Bellewue, public politisé captif dans Des livres dans le décolleté).
Il crée par la suite des vidéos, sculptures, performances, installations, des scénarii basés sur l’idée de détournement de geste et sur le (re)positionnement physique et critique du visiteur. L’installation demeure un axe important de son travail.
Il fabrique des vanités contemporaines, interactives et recyclables. Les aspects récurrents de son travail sont l’action du temps, à la fois insidieuse et délibérée pour Dresses, la métamorphose à laquelle on assiste dans Hermopolis ou que le visiteur orchestre dans 1-0, la destruction, souvent suivie d’une renaissance – Oh My God, ainsi que des tentatives de reconstruction – Innominé ou de conservation – Procession. On retrouve des boucles alternant destruction et reconstruction : les coques de cire de Caviar retrouveront exactement leur forme à partir de leur propres débris pour une nouvelle performance. Ses oeuvres interrogent le temps de l’acte créatif puis perceptif et certaines sont de fait indéfiniment en cours de réalisation et très souvent en expansion (Procession, Spamaps, 0$). La décomposition des matériaux, son incidence sur la forme, ou alors le principe d’accumulation, modifient chaque pièce de façon inéluctable. Les traces des différents états sont conservées et constituent une histoire sensible des oeuvres.

Laurent Le Bourhis a été amené très tôt à considérer et ressentir l’espace à travers ses volumes et ses étendues (depuis l’agence d’architecture jusqu’aux scénographies événementielles) ainsi l’espace est particulièrement à l’oeuvre dans Caviar et Ça a commencé comme ça . Ces propositions sont intrinsèquement liées aux espaces de (re)présentation : chaque unité – coque ou os de cire – est à la fois œuvre et partie de l’oeuvre.

Il fonde naxos bobine en 1996, un lieu pour la performance situé à Paris, qu’il dirige pendant dix ans.

Il développe depuis 2005 le label Transverso un travail d’installations lumineuses de grandes dimensions  – en collaboration avec des architectes internationaux. Il y déploie les qualités d’apparente fragilité de structure et l’accumulation d’éléments qui caractérisent sa démarche artistique.

PARCOURS

Laurent Le Bourhis est né en 1967. Il vit et travaille à Marseille et à Paris.

Il est diplômé des Beaux-Arts de Marseille (DNAP et DNSEP)  en 1991.

Il débute son parcours artistique en 1997. Il crée sa série Installations dramaturgiques à naxos bobine – espace d’essais artistiques à Paris, et y présente de 1997 à 2001 : Bellewue, Des livres dans le décolleté, Chez nous / Solo, ces deux dernières en partenariat avec le Ministère de la Culture. Toutes sont des oeuvres interactives, jouant sur la transformation des espaces, mêlant travail des matières et performance.

Dresses est présentée à Paris en 2003, successivement dans le cadre Vendôme Luxury Live dans un loft rue Charlot puis au VIA (Valorisation de l’Innovation dans l’Ameublement). Par la suite, à Bucarest (Roumanie) en 2005 à l’invitation de l’UNICEF, puis pour l’inauguration de l’Hôtel d’Evreux place Vendôme à Paris en 2004, et au Festival de Cannes en 2005.
Dresses
est une pièce d’une nouvelle manière et premier geste d’une démarche qu’il poursuit aujourd’hui encore. Il s’agit d’une oeuvre sur l’état de robes de papier transformées par l’action du temps.

A l’invitation de Il faut brûler pour briller  (plate-forme internationale de performances) il crée Caviar, une installation performative, qu’il présente à l’Hôtel Le Meurice, à Paris en mars 2008.

Dans le cadre d’une résidence au Watermill Center (dans les Hamptons, NY), lieu dirigé par Bob Wilson, il réalise et présente la video Dead End en mai 2008.

Il collabore avec Christophe Haleb et la Cie La Zouze pour une intervention plastique dans la performance Evelyne House of Shame, présentée au Festival de Marseille (2009), à Paris dans le cadre du Festival Jerk Off (2010).

Une tournée de Evelyne House of Shame en Amérique latine et centrale se prépare :  de janvier à avril 2012 au Chili, en Colombie, au Honduras et au Costa Rica.

Parallèlement à son parcours de plasticien Laurent Le Bourhis intervient auprès d’agences d’architecture, réalise des décors pour le cinéma, des scénographies pour le théâtre et la danse (en France, en Belgique, au Mali, aux USA). Il est depuis 2004 à l’occasion des Fashion Weeks parisiennes le designer d’espace du salon Vendôme Luxury.

GALERIE

Categorized: 2011 , BLOG , Focus Artistes
facebook marketing