EXPOSITION LI FANG | CENTRE D’ARTS CONTEMPORAINS, GENEVE

EXPOSITION LI FANG | CENTRE D’ARTS CONTEMPORAINS, GENEVE

CENTRE D’ARTS CONTEMPORAINS, GENÈVE
Exposition du 06 juin 2012 au 31 août 2012
Vernissage en présence de l’artiste le 6 juin 2012, de 18h à 21h

Rue des Bains 40/1205, Genève
+41 (0) 77 485 01 72 | info@red-zone.ch
www.red-zone.ch

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RED ZONE est un nouveau Centre d’Arts Contemporains à Genève, dont le but est de faire connaître des artistes asiatiques confirmés ou émergents à un large public.

RÊVERIES D’UNE PROMENEUSE SOLITAIRE
« Le bonheur est un état permanent qui ne semble pas fait pour l’homme : tout est sur la terre dans un flux continuel qui ne permet à rien d’y prendre une forme constante »

Le début de la 9ème promenade de J.J.Rousseau, à presque trois siècles de distance, sied particulièrement bien à l’exposition solo de Lifang, peintre chinoise originaire de Nankin, vivant à Paris.

Comme l’auteur des « Rêveries d’un promeneur solitaire » Lifang peint des personnages en mouvement, si vite croisés, que même de fugaces attractions perçues et tracées à grand traits de couleurs, ne peuvent retenir.

Ses « Passants » révèlent leurs états d’âmes et leur pulsions, vers le haut pour les rêveurs, vers le bas et leurs racines pour les pragmatiques, et de l’un vers l’autre pour les plus altruistes.
Comme chez Rousseau, ce regard vers celui qui passe n’est pas indifférent, bien au contraire, il crée une attirance, un lien qui permet de mieux se comprendre soi-même.
Peut-être Lifang pense-t-elle que l’on aime les autres «en dépit d’eux-mêmes ».

De même que dans ses paysages : « Lotus », Lifang se joue des perspectives au bord de l’eau et semble encore proche d’une idée du philosophe : « Le flux et le reflux de cette eau suffisaient à me faire sentir avec plaisir mon existence sans prendre la peine de penser ».

Cette artiste, sans nul doute, connaît le bonheur « de converser avec son âme », et l’exprime avec sobriété, entre mémoire et nostalgie, romantisme et apaisement.

Elle offre à la contemplation cette intimité car elle sait que « c’est le plus grand plaisir que l’on puisse se donner. »

Lifang revit-elle la foi de Jean Jacques Rousseau en l’homme ? « Le bonheur que je goûtais existait moins dans un sentiment de bien-être que dans le plaisir de voir des visages contents ».

Donne-t-elle à voir des contemporains de Chine ou d’Europe ? Dans cette quête, ils pourraient bien être les mêmes, avec ce besoin de rêveries.

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