EXPOSITION | LAURENT LE BOURHIS |SUBMERSIVE

EXPOSITION | LAURENT LE BOURHIS |SUBMERSIVE

SUBMERSIVE
Installation | Laurent Le Bourhis
LES GRANDS TERRAINS – MARSEILLE

02 févr. 2012 _05 févr. 2012 |18h-22h
vernissage mercredi 01 févr. à partir de 18h

Les Grands Terrains
laboratoire artistique
8 rue vian – 13006 marseille
Accés Metro 2 – Notre-Dame-du-Mont
+33(0)9 54 20 15 85
bienvenue@grandsterrains.fr

Les trois installations présentées par Laurent Le Bourhis aux Grands Terrains [Avant Après, Réplique et Blue Screen of Death ] proposent des conjonctures bouleversées, combinées de métamorphoses, d’oublis, d’accidents. Les chocs en retour occasionnés, potentiels, involontaires, inéluctables, deviennent le point de convergence de ces pièces. Le temps de l’exposition est alors une manière d’apprivoiser le catastrophique, pour en fin de compte lui donner une place centrale.

Le sursis qui caractérise ces propositions, du simple fait que l’accidentel est toujours lié au temps, permet au public de leur adjoindre ce qui est propre à chacun – son mouvement et sa temporalité – et de compléter ces installations par les perturbations qu’il peut générer.
[Blue Screen of Death (détail) ]

BLUE SCREEN OF DEATH est un album photo panoramique, une étendue face à laquelle le mouvement répond à l’absence, un désert saturé d’images banales et personnelles comme le sont les albums numériques en ligne desquels sont extraites ces images avant leur transformation par le procédé Polaroïd. Le déplacement du visiteur-voyeur, sa trajectoire générée par son désir de rétablir un ordre chronologique ou sa simple curiosité apparaît comme une réaction physique à ce qui n’est pas exposé : le laps de temps entre 2 prises de vues d’un même individu. Les images, précises et identifiées, demeurent toutefois insignifiantes et ne proposent que des indices, des points de repère à partir desquels la reconstitution du parcours d’une vie inconnue peut s’engager, reliant les images entre elles en une chorégraphie de la disparition.

« Blue screen of death » est un terme issu du langage informatique. L’écran bleu – fatal – s’affiche dans trois cas : une panne matérielle, un défaut de conception du logiciel, ou une infraction aux lois du système d’exploitation.

AVANT APRES [2011]
adhésif blanc / white tape | dimensions Variables
Une installation basée sur la propagation, la contagion et in fine la disparition. S’offre au premier regard les traces d’un effondrement a priori inscrit dans un passé plus ou moins proche, une déstructuration dont seuls quelques assemblages encore intacts permettent de concevoir la globalité de l’édifice d’avant. Les fragments recouvrant le sol ou certaines parties de l’espace sont déplacés involontairement par les allers et venues des visiteurs. En perpétuelle transformation, l’œuvre adopte une forme et une taille différente à chaque instant, étendant toujours davantage son territoire. Une dilatation passive. Il n’est alors plus question d’œuvre immuable mais d’un organisme possédant son propre mode de déplacement, utilisant l’humain comme vecteur de mutation. Cette altération collective de l’œuvre laisse à chacun le soin de l’interpréter comme une destruction ou une simple métamorphose.

Des milliers de pièces, réalisées une à une, composent la structure et s’approprient l’espace. La qualité adhérente du matériau utilisé pour chacune des pièces constitue le moteur par lequel est possible l’expansion de l’œuvre. Enfin chaque élément adhésif est un emballage, un résidu, une mue [exuvie] laissant apparaître le vide laissé par le corps qui a servi à la créer.

REPLIQUE [2011]
BOIS, FLEURS ARTIFICIELLES, FLEURS FRAICHES, OBJETS, MÉCANISMES
Au départ il y a l’accident, le choc originel qui transforme en quelques secondes un espace ordinaire, un bas coté, en un lieu singulier, éternellement unique. Bien qu’ensuite ne demeure à cet emplacement aucune preuve, aucun corps, aucune trace de l’événement, un processus d’entretien de mémoire, fortement symbolique, rejoue des répliques de l’impact.

Le déplacement d’éléments empruntés aux mémoriaux de bord de routes vers un point de convergence – l’espace d’exposition – où le cumul de charge émotionnelle, contenue dans chaque bouquet, dans chaque objet entraînerait une série de micro accidents , de contrecoups, de chutes inopinées et dérisoires en comparaison de la violence de la collision initiale.

LAURENT LE BOURHIS

Le travail plastique de Laurent Le Bourhis est protéiforme et mouvant. Puisant librement aussi bien dans l’histoire de l’art classique – ses natures mortes et ses vanités – que dans l’imagerie contemporaine et son flot de clichés médiatiques, ses œuvres proposent, sous formes de sculptures, d’installations ou encore de performances, des décadrages et recadrages transformant les objets, matières ou événements qui leur servent de support. Basée sur l’observation de ce qui est en devenir ou gestation dans les choses, attentif à ce qui advient, le travail n’hésite pas à laisser aller les choses, à leur donner leur propre mouvement et autonomie, créant ainsi une série de sculptures mobiles et vivantes.
Laurent Le Bourhis vit et travaille à Marseille et Paris
www.laurentlebourhis.com / laurent@transverso.com

Ateliers/showrooms : Marseille 6e – 5 rue Vian / Paris 11e – Naxos Bobine, 135 rue de la roquette

Prochainement exposition au CPR de Brooklyn, NY – automne 2012

[EN SAVOIR PLUS SUR L’ARTISTE]

Grands terrains est un laboratoire sous la forme d’une coopérative artistique, culturelle et sociale. Ses espaces et les compétences de tous y sont mutualisés pour soutenir les projets multidisciplinaires et transversaux visant à réévaluer l’incidence de chacun dans la création contemporaine. Les grands terrains sont portés par label marseille

Une collaboration labelmarseille et Naxos Bobine, en partenariat avec le Champagne Chochina

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