Focus Artistes

YIMING MIN // Sculpture // Chine // Focus

YIMING MIN // Sculpture // Chine // Focus

L’émotion de l’instant

‘Il est difficile, au premier abord, de saisir l’expression d’une statue ; mais une fois qu’on l’a saisie, on y pense longtemps, on y revient souvent et avec un sentiment de jouissance intime qui est presque du bonheur.” Stendhal

Quel est le lieu où se croisent l’oeuvre et le geste ?

La sculpture de Yiming Min laisse la place à un grand commentaire, à une métaphore filée de l’histoire de la sculpture, comme on l’aime, à une pluie de references et de comparaisons, éveillées tant par la virtuosité matérielle du sculpteur que par son extreme imagination thématique.

Peut être faudrait-il renoncer un moment aux canons du commentaire pour approcher un peu, dans notre diction, cette gestique suprêmement maîtresse d’elle même,et
tenter de donner au texte une valeur équivalente de signe, illuminant les signes de cette oeuvre ; et obéir à Baudelaire, qui nous exhorte, pour parler d’un poème, à écrire un autre poème. Peut-être faudrait-il , au delà du signe, proposer un geste ayant valeur de compréhension et d’étude aussi pratique que cette oeuvre forte et quotidienne.
Ce qui apparaît, au-delà de la vanité des mots, c’est l’enjeu d’une vie, où le chemin de l’intention, de la part inconnue venant de l’oeuvre elle même et de la part venant de l’être, se croisent, c’est l’enjeu quotidien et obligatoire d’une vie qui se livre mystérieusement..

Que lit-on dans ces gestes premiers ? Une étrange récurrence, une récurrence non pas de tics esthétiques, de traces de projets globalisants, mais une récurrence de formes d’âme, qu’il est presque impudique de décrire, une pointe d’humour avec ce personnage croisant ses jambes, de la brique constituant un heaume, des matières luxueuses coulant avec une force incroyable, des personnages purs et doucement classiques rappelant ceux de Bourdelle, guerriers allongés, personnages tentaculaires polychromes faits pour des idées que leur condition d’existence rend solitaires ou multiples .

Pourquoi est-ce à ce moment que du geste du sculpteur prend corps ce qui est le geste même de son être ; pourquoi est-il soudain et pourquoi cet instant dont on pourrait dire qu’il est abstraitement caractérisé, pourquoi est-il le vrai moment de la naissance ? Dans cette confrontation dialectique, qu’est ce qui a sûre et pure valeur de sens ?

Au commencement de la sculpture, il y a tout celà, en réalité: car la réalité, elle est le geste de l’obéissance et de l’écoute, que vient contredire le geste de la force et de la volonté, au commencement de l’oeuvre de Yiming Min, avant que tout vienne au jour, il y a la gestation de ce combat et là, quelque chose s’illumine chez celui qui regarde, car le geste se produit en lui, et le voile se lève, ce que, chez le sculpteur, son âme donne à voir.

Saulterre Curateur de l’exposition Yiming Min Décembre 2014

 Parcours

YIMING MIN

Diplômé de l’Institut des Beaux-Arts de Amoy (Xiamen)

Expositions personnelles

 2014 L’émotion de l’instant, Paris Espace Pierre Cardin, Paris, France

2013 759 pieds carrés ?, Musée d’art contemporain de Hong Kong, Pékin, Chine

2009 Postures, Paragon International Center, Amoy, Xiamen, Chine

2005 Espaces profonds, Espace artistique ‘Nihao Net’, Amoy, Xiamen, Chine

2002 Expressions urbaines, Amoy, Xiamen, Chine

Expositions collectives – Sculptures publiques (exposition partielle)

2014

Salon Société National des Beaux Arts, salles du Carrousel du Louvre, Paris, France

2013

Mise en oeuvre du projet ‘Oeuvres artistiques publiques dans le Parc Meirenyuan à Amoy (Xiamen)’

L’oeuvre ‘Suprême” est présentée dans la Rétrospective annuelle 2013 des sculptures de Chine
”L’esprit et la lettre »

Installation de sculptures en trépied dans l’Aile Nord du Palais de l’Assemblée populaire de Amoy (Xiamen).

‘Les paroles s’envolent’, rétrospective annuelle des scuptures de Chine, théâtre central de Chine,  Pékin

2011

Rétrospective annuelle des scuptures de Chine, Galerie Guocuiyuan, Pékin

Rencontre Brothers and us, exposition d’art contemporain, espace artistique Shangshang, Amoy (Xiamen)

2010

Sélectionné pour l’Exposition de sculptures de Amoy (Xiamen) : “La mer, la musique”

Première exposition artistique du district de Jimei/Pays-Bas, Amoy, Chine

2009

Création pour la municipalité de Amoy d’une sculpture sur le site du coeur de l’ancienne cité

2008

L’œuvre L’univers à portée de la main obtient le Prix d‘excellence au Concours 2007 des sculptures urbaines de Chine

Exposition conjointe Chine/Suisse d’oeuvres d’art, Pékin/Suisse

Sélectionné comme Expert invité pour participer au premier Comité d’évaluation des projets de construction de travaux publics de la ville de Amoy

2007

Création de la série de sculptures Postures contemporaines

Exposition de sculptures tous formats, Shanghai
« Je sculpte donc je suis » ; Première série d’expositions nationales chinoises d‘artistes professionnels – Sichuan «

Une exposition de sculptures contemporaines chinoises au titre pas comme les autres » – Pékin/Shenzhen Exposition d’oeuvres artistiques contemporaines conjointe Chine – Pays-Bas, Amoy (Xiamen)

2006

Grande exposition d’art contemporain » Palais des Beaux-Arts de Pékin

9ème Salon International d’Art Contemporain de Pékin

Exposition mixte entre scuplteurs chinois et coréens

2004

Exposition conjointe de sculpteurs chinois et belges – Belgique

Le Ciel et la Terre, Exposition de Sculptures contemporaines – Pékin ‘ Irrationnels’ – Amoy (Xiamen)

2003

L’Axe, Xi-An

2001

Exposition artistique interactive – Australie

1997

Reconstruction de la sculpture du ‘Lion’ , emblême de Amoy (Xiamen) telle qu’elle était y a 78 ans

Distinctions et prix

2014

Prix des Beaux-Arts du Jardin Public Meiren de Amoy (Xiamen)”

Prix d’excellence lors du concours 2013 de construction de sculptures urbaines pour le Projet «L’art dans les projets d’équipements publics ».

2011

Projet d’aménagement de la « Côte Dorée Sud de Taiwu », nommé parmi l’un des ‘Dix meilleurs designers’

2010

Sélectionné pour l’exposition de Amoy (Xiamen) : “La Mer – La Musique”

2008

Choisi comme membre du jury du Premier Concours de Projets de construction de la ville de Amoy (Xiamen)

Premier Prix pour la sculpture ‘L’univers à portée de la main’ lors du Concours 2007 de sculptures urbaines de Chine

2006

Médaille d’or pour l’oeuvre “La loi c’est la loi” au 9ème Salon international d’art contemporain de Pékin

2004

Troisième Prix à l’Exposition conjointe de peintre belges et chinois pour l’oeuvre ‘Frontières’

1999

Appel national à projets pour le Jardin Jiangbin de la ville de Fuzhou, l’oeuvre ‘Le banian’ obtient à l’unanimité du jury le Premier prix avec la majorité des votes du public.

Membre de l’Association des sculpteurs de Chine,

Membre du Conseil permanent de l’Association chinoise des beaux-arts environnementaux,

Membre du Conseil permanent de l’Association des beaux-arts environnementaux de la province du Fujian,

Président de l’Association chinoise des beaux-arts environnementaux de la ville de Amoy (Xiamen), Directeur de la Société académique de sculpture de la ville de Amoy (Xiamen)

 Galerie

 

 

 

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SELECTION CURATEUR >> Eric le Gallo >>> Fabrice Cazenave

SELECTION CURATEUR >> Eric le Gallo >>> Fabrice Cazenave

Fabrice Cazenave

L’irrationnel et pratiques artistiques

«Le British Medical Association définit l’hypnose en 1955 comme « un état passager d’attention modifiée chez le sujet, état qui peut être produit par une autre personne et dans lequel différents phénomènes peuvent apparaître spontanément, ou en réponse à différents stimuli verbaux ou autres. Ces phénomènes comprennent un changement dans la conscience et la mémoire, une susceptibilité accrue à la suggestion et l’apparition chez le sujet de réponse et d’idées qui ne lui sont pas familières dans son état d’esprit habituel.»

Un phénomène est ce qui est perçu en conscience et dont l’origine se situe dans la nature ou dans le domaine du mental. Tous les phénomènes ne sont pas perçus en pleine connaissance, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas forcément remarqués ; il est donc du ressort de la science de dégager la limite entre le rationnel et l’irrationnel dans la perception ou l’absence de perception d’un phénomène.

Que se soit par l’hypnose, le reiki, le yoga ou encore un sejour à Varanasi sur le plus ancien et sacré site de crémation d’Inde, le Manikarnika ghat, l’expérimentation de pratiques extra-ordinaires est au centre de ma pratique artistique.

De l’autoportrait au paysage, mon travail est un questionnement sur la perception de la réalité, ou comment l’esprit la déforme, l’aliène pour la rendre supportable ou plus conforme à nos désirs. Un travail sur la perception donc. Tous les sens sont sollicités pour découvrir un nouveau trait : ferme, nerveux, sinueux, rapide et précis. Une qualité du dessin qui viendrait du « ressentit ». Une forme de transcription qui ne passerait plus essentiellement par l’oeil.

Le toucher, l’ouie, l’odorat et parfois même le goût sont ainsi sollicités. Mon dessin, même s’il paraît explosé, anarchique, pouvant tendre vers l’automatisme, est en fait très contrôlé, rigoureux et détaillé. Il se fonde toujours sur une certaine vérité de l’expérience. Le dessin n’est pas un outil de représentation d’un motif. J’essaie qu’il soit en lui même une représentation qui se confronte au motif, le mette en tension. J’appréhende le dessin de l' »intérieur » du corps. La main est dirigée par les sensations internes des muscles, des nerfs, des articulations, des flux physiologiques, des courants d’énergie. C’est un état de conscience élevé sur des micros évènements internes et externes à ce corps. Des expériences cognitives précises et délicates.

Galerie

 

Parcours

Né le 17/06/1975

vit et travaille à Paris

FORMATION

1997 DNAT ESAC Pau

EXPOSITIONS PERSONNELLES

2012 – Cartographie des nuages, Galerie Municipale de Mourenx

2007 – Avant que le loup/autoportraits, Galerie de Belleville, Paris

EXPOSITIONS DE GROUPE

2012 – Drawing Now, Carrousel du Louvre, Paris

2011 – Cutlog, Bourse du commerce, Paris – nominé pour le prix Arte/Cutlog

2011 – Trajectory, Bruxelles, Belgique

2011 – Drawing Now, Carrousel du Louvre, Paris

2009 – Gone to earth, Isis Gallery, London

2003 – Corps, BBB centre d’artToulouse

PERFORMANCE/DANSE

2005 – Apparence, performance -Théâtre Sorrano,Toulouse

2005 – Electre, Claude Bardouil cie,Théâtre Sorrano,Toulouse

2002 – Les Innocents, Claude Bardouil cie,Théatre de la Digue,Toulouse

2001 – Les innocents, Claude Bardouil cie,Théatre de la Digue,Toulouse

2000 – Bérénice, Claude bardouil cie,Toulouse

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2013 commissioned work for Iceberg Spring 2014

2010 commissioned work for Givenchy Spring 2011 Capsule

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Esjieun Kim

Esjieun Kim

Démarche

“Ma démarche  emprunte  des   formes variées : de la recherche expérimentale à la concrétisation d’une idée, l’interaction entre l’art et l’architecture nous permet d’approcher d’autres perspectives de l’espace et de l’environnement.

Dans l’architecture, l’art tient un rôle de catalyseur qui enrichit notre imagination (sensible/intuitive). D’autre part, dans l’art, l’architecture est un véhicule ou un médium de représentation, permettant de développer et de concrétiser une pensée et un contexte.

C’est ainsi que nos univers imaginaires parviennent à une forme tangible (réelle/ vrai/concret).”

Le dessin est également pour moi une activité quotidienne.

Je dessine souvent dans le métro, je m’intéresse au passage des gens, au bruit des machines, à la vitesse, au temps etc… Cet endroit me bouleverse parfois et cela influence mes dessins. 

L’ environnement et l’ambiance sont très importants pour moi, cette influence psychologique, presque sentimentale se ressent dans mes dessins…

Galerie

Parcours

Exposition collective

2012-2013

Exposition ‘Do it’ en collaboration avec Hans-Peter Feldmann, Japon Exposition ‘ Empty City ‘ , Japon

2012

Installation ‘28 Red River’ with Architecte Gäetan Kohler, Petit Bain, Paris, France

2010

Exposition ‘Diagrame Architectural’ , Paris, France

2008

Exposition ‘Design et Objet’ Marseille, France

Residence artistique

2012-2013

Artist-in-residence / Centre for Contemporary Art, Kitakyushu, Japon ( CCA )

Formation

Ecole Spéciale d’Architecture (ESA), Paris
Diplomé DESA with Sir Peter Cook, avec mention, en 2011

Ateliers Peter Cook, Hugh Dutton, Ricardo DeOstos Assistant de Ricardo DeOstos (2009) et Hugh Dutton (2011)

Ecole Nationale Supérieur d’Architecture, Paris Atelier Art et Espace

Ecole supérieur des Beaux-arts de Marseille – Diplomé DNAP (Design), avec mention, en 2007- Ateliers Frédérick du Chayla, Ronan Kerdreux

Prix du concours et workshop

2010

Prix ‘Best Architecture Project 2010’ par Architecte Frédéric Borel

Prix Félicitation de ‘Workshop avec Marcos Cruz et Marjan Colletti’

2009

Prix mention ‘EVOLO SKYSRCAPER

2009

Architecture Competition’ Prix mention ‘CONSTRUIR ACIER

2008

Prix Félicitation de ‘Workshop avec Teddy Cruz’

Prix Félicitation de ‘Workshop avec Paul Virilio

Publication

2011

Publication ‘SUCKER PUNCH DAILY’ on architecture, New York, USA

Publication ‘EVOLO_EDITION SPECIALE 2011’ magazine, New York, USA

2010

Publication ‘SPECIALE N°5’ magazine, PARIS, FRANCE
Publication ‘EVOLO_SKYSRCAPER OF THE FUTURE’ magazine, New York, USA
Publication ‘Actu-Architecture’/’ Land Geo-metrics, Issy-les-Moulineaux’ Paris, France

2009

Published ‘SPECIALE N°3’ magazine, Paris, France

Published ‘SPECIALE N°2’ magazine, Paris, France

Commissariat d’exposition

Commissaire mise en oeuvre, Exposition ‘Nayoung Kim et Gregory Maass’

Commissaire mise en oeuvre, Exposition ‘AHN, KYU-CHUL ’MUSÉE Sungkok Art Museum, Séoul, Corée du Sud

 

 

 

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NICOLAS SCHNEIDER | PLASTICIEN

Nicolas Schneider

Mon travail depuis 1992 s’articule autour de l’eau.

L’eau est devenue la source et le médium principal de mon travail. A la fois en tant qu’inspirations à travers mes promenades le long des rivières, des torrents, des lacs, des fleuves… et en tant que médiums plastiques inhérent et intrinsèque à mon travail; l’utilisation de l’aquarelle /l es rivières, le support papier /le lit de la rivière…

Je dessine énormément, quotidiennement et depuis toujours, en arpentant les rivières, en me promenant en famille, en m’imaginant des voyages que les dessins des cours d’eau dessinent sur des cartes… Incessamment, je dessine.

L’idée principale de l’eau est qu’elle coule, s’écoule, va et je l’accompagne.

A partir des petits dessins confinés dans mes carnets, je réalise de grandes peintures aquarellées sur papier et agrandies. Tout d’abord il y a comme toujours le dessin dehors, en marche, en promenade, en attente.

Ensuite le choix, lent, hésitant, répété. Ce moment du choix est essentiel dans mon travail, il pose une question vitale: pourquoi, à ce moment-là, ce dessin est retenu ? Pourquoi celui-là passe à la trappe ? Il y a du doute, de la remise en cause…

Puis, vient le travail numérique, moment où à partir du dessin d’origine et la numérisation, je fais diverses manipulations infographiques. Enfin, viens l’agrandissement, et l’aquarelle.

Je ne cache rien du processus. Depuis les carnets jusqu’aux mises en scène adoptées pour certaines séries, dans et pour certains lieux.

On peut donc en parler d’un point de vue purement formellement.

Il se passe entre mes deux éléments c’est-à-dire, entre les carnets et l’ordinateur, entre l’atelier et les espaces d’expositions, quelque chose de déterminant, de l’ordre de la transmutation. Pas sûr mais plus clair.

Démarche de l’artiste

Mon travail depuis 1992 s’articule autour de l’eau. L’eau est devenue la source et le médium principal de mon travail.

A la fois en tant qu’inspirations à travers mes promenades le long des rivières, des torrents, des lacs, des fleuves… et en tant que médiums plastiques inhérent et intrinsèque à mon travail ; l’utilisation de l’aquarelle / les rivières, le support papier / le lit de la rivière…

Je dessine énormément, quotidiennement et depuis toujours, en arpentant les rivières, en me promenant en famille, en m’imaginant des voyages que les dessins des cours d’eau dessinent sur des cartes… Incessamment, je dessine.

L’idée principale de l’eau est qu’elle coule, s’écoule, va et je l’accompagne.

A partir des petits dessins confinés dans mes carnets, je réalise de grandes peintures aquarellées sur papier et agrandies. Tout d’abord il y a comme toujours le dessin dehors, en marche, en promenade, en attente.

Ensuite le choix, lent, hésitant, répété. Ce moment du choix est essentiel dans mon travail, il pose une question vitale: pourquoi, à ce moment-là, ce dessin est retenu ? Pourquoi celui-là passe à la trappe ? Il y a du doute, de la remise en cause…

Puis, vient le travail numérique, moment où à partir du dessin d’origine et la numérisation, je fais diverses manipulations infographiques. Enfin, viens l’agrandissement, et l’aquarelle.

Je ne cache rien du processus. Depuis les carnets jusqu’aux mises en scène adoptées pour certaines séries, dans et pour certains lieux.

On peut donc en parler d’un point de vue purement formellement. Il se passe entre mes deux éléments c’est-à-dire, entre les carnets et l’ordinateur, entre l’atelier et les espaces d’expositions, quelque chose de déterminant, de l’ordre de la transmutation.

Parcours

Né le 11 juillet 1964
Vit et travaille à Marsal et Strasbourg
 
Expositions personnelles (sélection)
2012
Galerie Riff Art Projects, Istanbul (catalogue)

2011
Galerie Riff Art Projects, Paris (catalogue)

2009        
“Aquarelles“, Ecole supérieure d’Art d’Epinal, Epinal

2008        
“Aquarelles“, Galerie des petits moutons à l’abreuvoir, Strasbourg
“Évaporation silencieuse“, Domremy-la-Pucelle, résidence à l’occasion de la fête “Domremy en mai“

2006        
Galerie Octave Cowbell, Metz

2003        
LAB galerie, Strasbourg

2001
La lune en parachute,Epinal (publication)

1999 
CAUE de Meurthe et Moselle, Nancy

1998 
Galerie Oeil, Forbach

1997        
Galerie Diastol-Systol, Verdun

1996        
Les vitrines du hall, Ecole supérieure des Beaux – Arts de Valenciennes.

Expositions collectives (sélections)

2013 
Wanderung, CEAAC, Strasbourg
VItrine de l’art contemporain 2013, Galerie Lafayette, Strasboourg

2012 
Ososphère habite la Coop, Strasbourg
Chaud! Les Marrons, avec Emmanuel Poydenot, Galerie Lillebonne, Nancy
“NCHS“ T66 Freibourg en Brisgau, avec Claude Horstmann
“Entre les lignes“, FabrikCulture, Hegenheim 
“Parti Pris“ le 19 Crac Montbéliard, (commissariat Otto Teichert), (catalogue)

2011 
 “En attendant les pluies“, (avec Antoine Lejolivet), Faux Mouvement, Metz.
 Ososphère, Strasbourg

Die ERNTE 2011, Kunshaus Baseland, Muttenz
Evaldokase Museum, (avec Antoine Lejolivet) Haapsalu Estonie

2010        
Regionale 11, Fabrikculture,à Hegenheim 
 “Fish and Chips“ (avec Antoine Lejolivet) Galerie Lillebonne, Nancy
“Dérive Magnétique“, (avec Antoine Lejolivet) Accélérateur de Particules, Strasbourg (publication)
“Entrez c’est fermé“, (avec Etienne Pressager) Schaufenster, Sélestat

2009 
“La Douëra“ (avec Charles Kalt), Malzéville (publication)

2006        
Conseil Général de la Moselle, Metz

2005        
“Encore de l’eau“ association Plus vite, Hampont

2004        
Le Vent des Fôrets, Meuse, (publication)

2003 
“Trace et reste“, Le Vent des Fôrets, Ville devant Belrain, Meuse
“Voisin-Voisine“, Les amis du Frac Lorraine, Metz, (publication)

2002        
“Mein Aldi mon Cora“, exposition transfrontalière itinérante (Sarre, Lorraine, Luxembourg), publication

2001                         
Le Garage avec Alain Balzac et Kyra Stratmann, Nancy

1999        
“Prochaine Sortie“ concours d’idées avec Isabelle Pépin et Jean Poinsignon, Fougères
 
1997        

“L’Extra c’est Exquis“, Galerie Edouard Manet, Gennevilliers
“Ici l’ombre“, Forbach, Cocheren (Moselle)
“Fin de bail”, Nancy

1995                         
Musée du pays de Sarrebourg, Chapelle des Cordeliers, Sarrebourg, (catalogue).
Prix Robert Schuman, Luxembourg (commissariat de Mr. Urs Raussmüller), (catalogue).
Centre Culturel Français de Karlsruhe, Karlsruhe,(catalogue).

1992                         
Marsal 92, (P.Neu, J.C. Loubières, J. Villemin), Marsal, (catalogue).

1991                         
Parralèles, Nancy-Arles. Grenier à sel, Arles, Galerie Poirel, Nancy.
Zweites Kunstlersymposion, Vahlbruch (Allemagne).
Autour de Sade, Nancy, Albi…

1990        
Materie Prima, Galerie Nancy Thermal, Nancy, (catlogue).
Eighty, Créateurs à suivre, Paris, (catalogue).
Saga, Galerie du Faisan, Paris.
Sélestʼart, Sélestat, (catalogue).
 
Collection publique :       
Artothèque du Limousin
Kunstkredit Basel Landschaft, Kulturelles.bl., Bâle
Artothèque de la ville de Strasbourg
Evald Okas Muuseum, Haapsalu, Estonie
 
Commandes publiques :
 2012 / 2013

En regard de… Fondation Sonnehof, Bischwiller

1995                             
“Espace en attente“ 1% bibliothèque universitaire de Metz-Saulcy

1991                          
Stelle en hommage à Berthe Boucher, Résistante
 
 Formation :

 1986 – 1990 
Etudes à l’Ecole municipale des Beaux-arts de la ville de Metz.

+ sur l’artiste

Texte

L’EAU EST

par Alexandre Bohn, novembre 2003

Au-delà des mythes, au-delà des textes religieux et des pratiques afférentes, au-delà des rituels initiatiques ou purificateurs, au-delà de la symbolique, du mysticisme, de tout romantisme poétique et de l’écologisme, au-delà de la délectation des uns et de la phobie des autres, au-delà de l’imaginaire populaire et des dictons, l’œuvre de Nicolas Schneider entretient avec l’eau une relation profonde. De l’eau, référence majeure de sa démarche depuis des années, nous retiendrons ici les spécificités formelles et physiques qui, à force d’évocations et de recours, en viennent à concerner directement tout l’oeuvre. L’eau est le fluide. L’eau est le transparent. L’eau est le trouble. L’eau est le polymorphe.

LE FLUIDE
La pratique artistique de Nicolas Schneider peut aussi bien être dormante, stagnante, que courante. Dormante, la démarche artistique de Nicolas Schneider se décante d’elle-même, ce temps discernant comme par précipitation des valeurs au sein du corpus. Stagnante, elle se concentre et, sans remoud, génère éventuellement de nouvelles hypothèses, de nouveaux principes, un nouveau potentiel dynamique. Courante, alors véloce, elle creuse son lit, et déborde, et s’ouvre de nouvelles perspectives ; elle laisse émerger et propulse à flot et révèle des objets neufs, polis et profilés. Les œuvres.

LE TRANSPARENT
Pour visuelle qu’elle soit supposée être, l’œuvre de Nicolas Schneider prend pourtant bien souvent le risque de l’invisibilité sinon de l’immatérialité. La quasi-invisibilité advient pour partie du fait de la transparence des matériaux impliqués. De l’eau dans du verre : à cet égard les Dormants * et leurs verres soufflés conjugué à l’eau qu’elles peuvent contenir sont doublement significatifs.
D’autres pièces tridimensionnelles, les Dérives*, également basses et disposées à même le sol, peu spectaculaires en dérogeant ainsi à 1a traditionnelle érection sculpturale, exploitent sur de fins châssis d’acier, la transparence -mais aussi l’effet de surface miroitante- du verre minéral ou organique partiellement travaillé en bas relief évanescent. Ces pièces dont le verre ne recouvre pas totalement 1a châssis opèrent en outre un distinguo entre la transparence et l’absence. De verre minéral ou organique, les supports des premiers Instants de paysage*, évaporations d’eaux préalablement prélevées, sont également transparents. Les évaporations Instants de paysage* plus récentes, réalisées sur des plaques opaques blanches, frôlent elles aussi l’invisibilité tant elles ne proposent presque rien sur de grandes surfaces. Comme les Instants de paysages transparents, elles mêlent à leur surface aux restes déshydratés les reflets aqueux de l’environnement d’expositions et l’image du spectateur parfois. La visibilité de vidéo-météo*, projection dans un espace soumis aux variations de la luminosité naturelle, est quant à elle conditionnée par l’assombrissement du ciel symptomatique de l’imminence d’une ondée. Les images de la vidéo retraçant la fabrication hésitante et laborieuse d’un petit bateau en papier n’apparaissent qu’en cas de temps pluvieux lorsque l’eau faite nuage et averse, bien que transparente, parvient à atténuer la luminosité solaire.
De transparence et d’invisibilité, il est aussi éminemment question avec Prochaine sortie*, proposition collective et lauréate de Nicolas Schneider, Isabelle Pépin, architecte paysagiste, et Jean Poinsignon, musicien, dans le cadre d’un concours d’aménagement paysager d’un tronçon autoroutier. Plutôt que d’implanter du visible-tangible en bordure de chaussée, les auteurs ont, par le biais d’une composition enregistrée sur bande magnétique destinée à l’autoradio, importé à l’intérieur du véhicule l’environnement sonore recomposé des paysages traversés. Ainsi, exceptionnellement, l’espace public, par le son, investi l’espace privé de l’habitacle. Ainsi, le dispositif, par contraste à l’habitude, révèle-t-il l’isolation, la démarcation, que constituent les surfaces vitrées malgré leur transparence. Dérogeant par ailleurs aux conventions d’un art public sculptural et monumental. Prochaine sortie est immatériel et plaque ses ondes sonores en transparence sur l’environnement visible parcouru.

LE TROUBLE
L’intérêt constant de Nicolas Schneider, l’individu, pour l’eau restera inexpliqué et la motivation de l’artiste attribuant à cet élément une place centrale dans son oeuvre aussi trouble. Le corps de l’oeuvre lui-même, par ailleurs, est marqué par des influences, semble résulter d’affluents, de sources contrastées. Chaque œuvre, tel un confluent, est trouble de ses origines encore mal mêlées. Déjà plus l’un ni plus l’autre, elle n’est pas encore tout à fait tierce. Ainsi, se chahutent ici et là sans jamais se dissoudre minimalisme et baroque, conceptualisme et romantisme, constructivisme et héritage cagien,…

LE POLYMORPHE
Enfin, si ces courants parmi d’autres traversent et agitent tout l’oeuvre, ils finissent par sédimenter des formes très diverses. Alors peut-on rapprocher une aquarelle, un tableau d’ « évaporation », une « sculpture » transparente, un dispositif sonore, un agencement mural, un texte et un tirage d’image numérique. Solide, liquide, gazeuse peut être l’eau.

Galerie

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LE COLLECTIF LEXSI // PERFORMANCE MUSICALE

LE COLLECTIF LEXSI

Le collectif LEXSI
Le « Laboratoire d’Expérimentations Sonores Instantanées »

PERFORMANCE MUSICALE

Galerie Italienne
75 Rue de la Fontaine au Roi
75011 Paris, France

le jeudi 21 mars 2013
à partir de 19h30

Renseignements : contact@proposdartistes.com

Fort du soutien de l’agence Propos d’artistes, le collectif LEXSI se produira à la galerie Italienne le jeudi 21 mars 2013 à Paris, à partir de 19h30, à l’occasion d’une performance musicale et sensorielle exceptionnelle.

Le « Laboratoire d’Expérimentations Sonores Instantanées » est né à Paris en 2010 de la volonté des membres fondateurs de ce collectif de Musique Improvisée de se donner un nom et une identité « officielle » pour ses représentations publiques.

Formation à géométrie variable constituée d’un noyau dur mais sans limites fixes, le LEXSI regroupe des virtuoses d’envergure internationale, experts dans l’art de l’Improvisation et de la Musique Libre, liés entre eux par l’expression sonore libre, le souci de l’esthétique, la nécessité de créer et d’expérimenter encore et toujours, de se renouveler sans cesse.

Le collectif LEXSI se produit sur scène, dans des musées et galeries d’art, dans le cadre de performances interdisciplinaires et lors d’évènements privé

les membres fondateurs du LEXSI

Aldridge Hansberry – Drums
Ugo Maggio – Drums
Jean Bordé – Doublebass
Jaka Ropret – Electric bass and guitar-bass
Pierre-emmanuel Vecchierini – Electric guitar
Arnaud le Mindu – Electric guitar and fx
Nicolas Cambon – Trumpett and buggle
Mourad Sebaï – Pipes

galerie

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DANIEL BESIKIAN | PHOTOGRAPHE

DANIEL BESIKIAN | PHOTOGRAPHE

Daniel Bésikian

Daniel Bésikian

Série  » SO  »

La beauté du corps en mouvement à travers le saut figé à son point culminant.

C’est un travail sur la performance, sur l’ultime, sur le don et le dépassement de soi, sur la mise en lumière des talents.

Le saut (SO) est figé sur un fond blanc, dans un esprit de vérité et d’esthétique de l’instant.

C’est un défi technique pour le photographe et le participant, créant un rapport de proximité et d’échange partagé.

Daniel Bésikian nous délivre une oeuvre unique, sensible et sans artifice.

[Pour en savoir plus sur l’artiste]

Série de 20 photographies
SO, 2011
Tirage sur Diasec et plexi
40×60 cm
Tirage unique
Courtesy Studio Bésikian

 

SO

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