2013

ATELIER GH | WORK PARTITION | PALAIS DE TOKYO 2013

Atelier GH///Projet/// Work Partition – Palais de Tokyo, 2013

En tant que scénographe de l’exposition des journées européennes des Métiers d’art qui aura lieu au Palais de Tokyo à Paris ; l’atelier GH présentera sa nouvelle installation, Work Partition, une découverte sonore et visuelle d’ateliers d’artisans d’art.

Lors de cet événement de nombreux Workshop gratuits auront lieu.

Nous espérons vous y retrouver !

[En savoir plus sur l’atelier GH]

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NICOLAS SCHNEIDER | PLASTICIEN

Nicolas Schneider

Mon travail depuis 1992 s’articule autour de l’eau.

L’eau est devenue la source et le médium principal de mon travail. A la fois en tant qu’inspirations à travers mes promenades le long des rivières, des torrents, des lacs, des fleuves… et en tant que médiums plastiques inhérent et intrinsèque à mon travail; l’utilisation de l’aquarelle /l es rivières, le support papier /le lit de la rivière…

Je dessine énormément, quotidiennement et depuis toujours, en arpentant les rivières, en me promenant en famille, en m’imaginant des voyages que les dessins des cours d’eau dessinent sur des cartes… Incessamment, je dessine.

L’idée principale de l’eau est qu’elle coule, s’écoule, va et je l’accompagne.

A partir des petits dessins confinés dans mes carnets, je réalise de grandes peintures aquarellées sur papier et agrandies. Tout d’abord il y a comme toujours le dessin dehors, en marche, en promenade, en attente.

Ensuite le choix, lent, hésitant, répété. Ce moment du choix est essentiel dans mon travail, il pose une question vitale: pourquoi, à ce moment-là, ce dessin est retenu ? Pourquoi celui-là passe à la trappe ? Il y a du doute, de la remise en cause…

Puis, vient le travail numérique, moment où à partir du dessin d’origine et la numérisation, je fais diverses manipulations infographiques. Enfin, viens l’agrandissement, et l’aquarelle.

Je ne cache rien du processus. Depuis les carnets jusqu’aux mises en scène adoptées pour certaines séries, dans et pour certains lieux.

On peut donc en parler d’un point de vue purement formellement.

Il se passe entre mes deux éléments c’est-à-dire, entre les carnets et l’ordinateur, entre l’atelier et les espaces d’expositions, quelque chose de déterminant, de l’ordre de la transmutation. Pas sûr mais plus clair.

Démarche de l’artiste

Mon travail depuis 1992 s’articule autour de l’eau. L’eau est devenue la source et le médium principal de mon travail.

A la fois en tant qu’inspirations à travers mes promenades le long des rivières, des torrents, des lacs, des fleuves… et en tant que médiums plastiques inhérent et intrinsèque à mon travail ; l’utilisation de l’aquarelle / les rivières, le support papier / le lit de la rivière…

Je dessine énormément, quotidiennement et depuis toujours, en arpentant les rivières, en me promenant en famille, en m’imaginant des voyages que les dessins des cours d’eau dessinent sur des cartes… Incessamment, je dessine.

L’idée principale de l’eau est qu’elle coule, s’écoule, va et je l’accompagne.

A partir des petits dessins confinés dans mes carnets, je réalise de grandes peintures aquarellées sur papier et agrandies. Tout d’abord il y a comme toujours le dessin dehors, en marche, en promenade, en attente.

Ensuite le choix, lent, hésitant, répété. Ce moment du choix est essentiel dans mon travail, il pose une question vitale: pourquoi, à ce moment-là, ce dessin est retenu ? Pourquoi celui-là passe à la trappe ? Il y a du doute, de la remise en cause…

Puis, vient le travail numérique, moment où à partir du dessin d’origine et la numérisation, je fais diverses manipulations infographiques. Enfin, viens l’agrandissement, et l’aquarelle.

Je ne cache rien du processus. Depuis les carnets jusqu’aux mises en scène adoptées pour certaines séries, dans et pour certains lieux.

On peut donc en parler d’un point de vue purement formellement. Il se passe entre mes deux éléments c’est-à-dire, entre les carnets et l’ordinateur, entre l’atelier et les espaces d’expositions, quelque chose de déterminant, de l’ordre de la transmutation.

Parcours

Né le 11 juillet 1964
Vit et travaille à Marsal et Strasbourg
 
Expositions personnelles (sélection)
2012
Galerie Riff Art Projects, Istanbul (catalogue)

2011
Galerie Riff Art Projects, Paris (catalogue)

2009        
“Aquarelles“, Ecole supérieure d’Art d’Epinal, Epinal

2008        
“Aquarelles“, Galerie des petits moutons à l’abreuvoir, Strasbourg
“Évaporation silencieuse“, Domremy-la-Pucelle, résidence à l’occasion de la fête “Domremy en mai“

2006        
Galerie Octave Cowbell, Metz

2003        
LAB galerie, Strasbourg

2001
La lune en parachute,Epinal (publication)

1999 
CAUE de Meurthe et Moselle, Nancy

1998 
Galerie Oeil, Forbach

1997        
Galerie Diastol-Systol, Verdun

1996        
Les vitrines du hall, Ecole supérieure des Beaux – Arts de Valenciennes.

Expositions collectives (sélections)

2013 
Wanderung, CEAAC, Strasbourg
VItrine de l’art contemporain 2013, Galerie Lafayette, Strasboourg

2012 
Ososphère habite la Coop, Strasbourg
Chaud! Les Marrons, avec Emmanuel Poydenot, Galerie Lillebonne, Nancy
“NCHS“ T66 Freibourg en Brisgau, avec Claude Horstmann
“Entre les lignes“, FabrikCulture, Hegenheim 
“Parti Pris“ le 19 Crac Montbéliard, (commissariat Otto Teichert), (catalogue)

2011 
 “En attendant les pluies“, (avec Antoine Lejolivet), Faux Mouvement, Metz.
 Ososphère, Strasbourg

Die ERNTE 2011, Kunshaus Baseland, Muttenz
Evaldokase Museum, (avec Antoine Lejolivet) Haapsalu Estonie

2010        
Regionale 11, Fabrikculture,à Hegenheim 
 “Fish and Chips“ (avec Antoine Lejolivet) Galerie Lillebonne, Nancy
“Dérive Magnétique“, (avec Antoine Lejolivet) Accélérateur de Particules, Strasbourg (publication)
“Entrez c’est fermé“, (avec Etienne Pressager) Schaufenster, Sélestat

2009 
“La Douëra“ (avec Charles Kalt), Malzéville (publication)

2006        
Conseil Général de la Moselle, Metz

2005        
“Encore de l’eau“ association Plus vite, Hampont

2004        
Le Vent des Fôrets, Meuse, (publication)

2003 
“Trace et reste“, Le Vent des Fôrets, Ville devant Belrain, Meuse
“Voisin-Voisine“, Les amis du Frac Lorraine, Metz, (publication)

2002        
“Mein Aldi mon Cora“, exposition transfrontalière itinérante (Sarre, Lorraine, Luxembourg), publication

2001                         
Le Garage avec Alain Balzac et Kyra Stratmann, Nancy

1999        
“Prochaine Sortie“ concours d’idées avec Isabelle Pépin et Jean Poinsignon, Fougères
 
1997        

“L’Extra c’est Exquis“, Galerie Edouard Manet, Gennevilliers
“Ici l’ombre“, Forbach, Cocheren (Moselle)
“Fin de bail”, Nancy

1995                         
Musée du pays de Sarrebourg, Chapelle des Cordeliers, Sarrebourg, (catalogue).
Prix Robert Schuman, Luxembourg (commissariat de Mr. Urs Raussmüller), (catalogue).
Centre Culturel Français de Karlsruhe, Karlsruhe,(catalogue).

1992                         
Marsal 92, (P.Neu, J.C. Loubières, J. Villemin), Marsal, (catalogue).

1991                         
Parralèles, Nancy-Arles. Grenier à sel, Arles, Galerie Poirel, Nancy.
Zweites Kunstlersymposion, Vahlbruch (Allemagne).
Autour de Sade, Nancy, Albi…

1990        
Materie Prima, Galerie Nancy Thermal, Nancy, (catlogue).
Eighty, Créateurs à suivre, Paris, (catalogue).
Saga, Galerie du Faisan, Paris.
Sélestʼart, Sélestat, (catalogue).
 
Collection publique :       
Artothèque du Limousin
Kunstkredit Basel Landschaft, Kulturelles.bl., Bâle
Artothèque de la ville de Strasbourg
Evald Okas Muuseum, Haapsalu, Estonie
 
Commandes publiques :
 2012 / 2013

En regard de… Fondation Sonnehof, Bischwiller

1995                             
“Espace en attente“ 1% bibliothèque universitaire de Metz-Saulcy

1991                          
Stelle en hommage à Berthe Boucher, Résistante
 
 Formation :

 1986 – 1990 
Etudes à l’Ecole municipale des Beaux-arts de la ville de Metz.

+ sur l’artiste

Texte

L’EAU EST

par Alexandre Bohn, novembre 2003

Au-delà des mythes, au-delà des textes religieux et des pratiques afférentes, au-delà des rituels initiatiques ou purificateurs, au-delà de la symbolique, du mysticisme, de tout romantisme poétique et de l’écologisme, au-delà de la délectation des uns et de la phobie des autres, au-delà de l’imaginaire populaire et des dictons, l’œuvre de Nicolas Schneider entretient avec l’eau une relation profonde. De l’eau, référence majeure de sa démarche depuis des années, nous retiendrons ici les spécificités formelles et physiques qui, à force d’évocations et de recours, en viennent à concerner directement tout l’oeuvre. L’eau est le fluide. L’eau est le transparent. L’eau est le trouble. L’eau est le polymorphe.

LE FLUIDE
La pratique artistique de Nicolas Schneider peut aussi bien être dormante, stagnante, que courante. Dormante, la démarche artistique de Nicolas Schneider se décante d’elle-même, ce temps discernant comme par précipitation des valeurs au sein du corpus. Stagnante, elle se concentre et, sans remoud, génère éventuellement de nouvelles hypothèses, de nouveaux principes, un nouveau potentiel dynamique. Courante, alors véloce, elle creuse son lit, et déborde, et s’ouvre de nouvelles perspectives ; elle laisse émerger et propulse à flot et révèle des objets neufs, polis et profilés. Les œuvres.

LE TRANSPARENT
Pour visuelle qu’elle soit supposée être, l’œuvre de Nicolas Schneider prend pourtant bien souvent le risque de l’invisibilité sinon de l’immatérialité. La quasi-invisibilité advient pour partie du fait de la transparence des matériaux impliqués. De l’eau dans du verre : à cet égard les Dormants * et leurs verres soufflés conjugué à l’eau qu’elles peuvent contenir sont doublement significatifs.
D’autres pièces tridimensionnelles, les Dérives*, également basses et disposées à même le sol, peu spectaculaires en dérogeant ainsi à 1a traditionnelle érection sculpturale, exploitent sur de fins châssis d’acier, la transparence -mais aussi l’effet de surface miroitante- du verre minéral ou organique partiellement travaillé en bas relief évanescent. Ces pièces dont le verre ne recouvre pas totalement 1a châssis opèrent en outre un distinguo entre la transparence et l’absence. De verre minéral ou organique, les supports des premiers Instants de paysage*, évaporations d’eaux préalablement prélevées, sont également transparents. Les évaporations Instants de paysage* plus récentes, réalisées sur des plaques opaques blanches, frôlent elles aussi l’invisibilité tant elles ne proposent presque rien sur de grandes surfaces. Comme les Instants de paysages transparents, elles mêlent à leur surface aux restes déshydratés les reflets aqueux de l’environnement d’expositions et l’image du spectateur parfois. La visibilité de vidéo-météo*, projection dans un espace soumis aux variations de la luminosité naturelle, est quant à elle conditionnée par l’assombrissement du ciel symptomatique de l’imminence d’une ondée. Les images de la vidéo retraçant la fabrication hésitante et laborieuse d’un petit bateau en papier n’apparaissent qu’en cas de temps pluvieux lorsque l’eau faite nuage et averse, bien que transparente, parvient à atténuer la luminosité solaire.
De transparence et d’invisibilité, il est aussi éminemment question avec Prochaine sortie*, proposition collective et lauréate de Nicolas Schneider, Isabelle Pépin, architecte paysagiste, et Jean Poinsignon, musicien, dans le cadre d’un concours d’aménagement paysager d’un tronçon autoroutier. Plutôt que d’implanter du visible-tangible en bordure de chaussée, les auteurs ont, par le biais d’une composition enregistrée sur bande magnétique destinée à l’autoradio, importé à l’intérieur du véhicule l’environnement sonore recomposé des paysages traversés. Ainsi, exceptionnellement, l’espace public, par le son, investi l’espace privé de l’habitacle. Ainsi, le dispositif, par contraste à l’habitude, révèle-t-il l’isolation, la démarcation, que constituent les surfaces vitrées malgré leur transparence. Dérogeant par ailleurs aux conventions d’un art public sculptural et monumental. Prochaine sortie est immatériel et plaque ses ondes sonores en transparence sur l’environnement visible parcouru.

LE TROUBLE
L’intérêt constant de Nicolas Schneider, l’individu, pour l’eau restera inexpliqué et la motivation de l’artiste attribuant à cet élément une place centrale dans son oeuvre aussi trouble. Le corps de l’oeuvre lui-même, par ailleurs, est marqué par des influences, semble résulter d’affluents, de sources contrastées. Chaque œuvre, tel un confluent, est trouble de ses origines encore mal mêlées. Déjà plus l’un ni plus l’autre, elle n’est pas encore tout à fait tierce. Ainsi, se chahutent ici et là sans jamais se dissoudre minimalisme et baroque, conceptualisme et romantisme, constructivisme et héritage cagien,…

LE POLYMORPHE
Enfin, si ces courants parmi d’autres traversent et agitent tout l’oeuvre, ils finissent par sédimenter des formes très diverses. Alors peut-on rapprocher une aquarelle, un tableau d’ « évaporation », une « sculpture » transparente, un dispositif sonore, un agencement mural, un texte et un tirage d’image numérique. Solide, liquide, gazeuse peut être l’eau.

Galerie

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LE COLLECTIF LEXSI // PERFORMANCE MUSICALE

LE COLLECTIF LEXSI

Le collectif LEXSI
Le « Laboratoire d’Expérimentations Sonores Instantanées »

PERFORMANCE MUSICALE

Galerie Italienne
75 Rue de la Fontaine au Roi
75011 Paris, France

le jeudi 21 mars 2013
à partir de 19h30

Renseignements : contact@proposdartistes.com

Fort du soutien de l’agence Propos d’artistes, le collectif LEXSI se produira à la galerie Italienne le jeudi 21 mars 2013 à Paris, à partir de 19h30, à l’occasion d’une performance musicale et sensorielle exceptionnelle.

Le « Laboratoire d’Expérimentations Sonores Instantanées » est né à Paris en 2010 de la volonté des membres fondateurs de ce collectif de Musique Improvisée de se donner un nom et une identité « officielle » pour ses représentations publiques.

Formation à géométrie variable constituée d’un noyau dur mais sans limites fixes, le LEXSI regroupe des virtuoses d’envergure internationale, experts dans l’art de l’Improvisation et de la Musique Libre, liés entre eux par l’expression sonore libre, le souci de l’esthétique, la nécessité de créer et d’expérimenter encore et toujours, de se renouveler sans cesse.

Le collectif LEXSI se produit sur scène, dans des musées et galeries d’art, dans le cadre de performances interdisciplinaires et lors d’évènements privé

les membres fondateurs du LEXSI

Aldridge Hansberry – Drums
Ugo Maggio – Drums
Jean Bordé – Doublebass
Jaka Ropret – Electric bass and guitar-bass
Pierre-emmanuel Vecchierini – Electric guitar
Arnaud le Mindu – Electric guitar and fx
Nicolas Cambon – Trumpett and buggle
Mourad Sebaï – Pipes

galerie

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CYRIL LE VAN | PLASTICIEN

Cyril le Van
CYRIL LE VAN

EXPOSITION
New photographic sculptures
Jusqu’au 6 april 2013

GALERIE ROBESPIERRE
Place de l’Europe

59760 GRANDE-SYNTHE
www.ville-grande-synthe.com

[Pour en savoir plus sur l’artiste]

« Homeless encampment »,

five cabins printed on plastic sheets, sewn, scale 1.

 

GALERIE ROBESPIERRE
Place de l’Europe 59760 GRANDE-SYNTHE

www.ville-grande-synthe.com

Cyril le Van nourrit sa réflexion selon laquelle l’artiste ne doit pas chercher à magnifier le réel mais à questionner la violence des rapports entre la société et les personnes.

A partir de cela, la marginalité sociale, économique et culturelle voire l’exclusion deviennent ses territoires d’expérimentation.

Son questionnement se matérialise par la reproduction de symboles tels que matelas de centre d’accueil pour sans abri, distributeurs alimentaires comme lieu de restauration, mais également le vêtement « siglé » comme marqueur social et identitaire d’une population en quête de repère.

« Parler d’exclusion passe avant tout par la volonté de ne pas exclure ». Tel a été le sujet de sa résidence d’artiste à Grande-Synthe.

Une création sensible sur la question de l’habitat, notamment des migrants.

Galerie

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LI FANG | ARTISTE PEINTRE

LiFang

Exposition Li Fang
Lille Art Fair 7-10 mars 2013
Galerie Valérie Lefebvre
Lille Grand Palais
Stand E10

Foire d’Art Contemporain

[Pour en savoir + sur l’artiste]

LiFang met en scène et en peinture les passants des villes modernes… celle de LiFang. Jeune Chinoise arrivée en France il y a plus de dix ans, LiFang retrace dans sa peinture la vie urbaine et sa vitalité. Chacune de ses toiles met en scène des hommes et des femmes en mouvement. « Je mets en scène la ville et sa population comme je les vois. Je suis fascinée par la vitalité, les mouvements fugaces et impersonnels qui se lient et se délient dans les rues », explique LiFang.

De Paris à New York, en passant par Shanghai et Londres, LiFang photographie la foule avant de la représenter sur ces peintures, comme une étude sociologique du monde contemporain.

Pour donner du mouvement, l’artiste superpose les blocs de couleur, de sorte que l’image apparaisse sur la toile comme des millions de pixels.

Avec sa technique de glacis, la peinture de LiFang apporte à la fois une vision figurative et abstraite de notre société urbaine. « Les passants sont pour moi le reflet de notre société urbaine contemporaine », ajoute l’artiste. S. L. (CLP)

Interview Forum Chine et Francophonie du 27 janvier 2013

LiFang (李芳) peintre chinoise, de la tradition à la modernité

LiFang m’a reçu avec chaleur dans son atelier de la région parisienne. Pendant qu’elle me préparait un thé chinois, les toiles accrochées aux murs me sautaient à la figure.

Vos toiles sont vivantes, dynamiques, et pourtant elles m’angoissent ! 

Dans la peinture traditionnelle chinoise, « peindre » se dit aussi « Xié » = écrire ou encore « xié yi » (写意), c’est à dire « dessiner ou peindre d’après mes impressions, donner du sens et une atmosphère à ce que je dessine.

Dans la tradition, il faut laisser la peinture « respirer », grâce à l’équilibre entre le plein et le vide, entre le blanc et les traits.

La peinture est d’inspiration spirituelle, c’est l’énergie vitale qui sort de moi par le pinceau : « Si tu veux peindre le bambou, sois d’abord le bambou ! » en cela le peintre rejoint l’énergie vitale de l’univers.

Quand, après des heures, j’arrive à cela, à cette énergie fluide qui sort de moi, alors c’est le bonheur.

La technique occidentale ne correspond pas cet esprit de la peinture classique chinoise, l’huile n’a pas la fluidité de l’encre, la toile n’absorbe pas comme le papier de riz ou comme la soie, le pinceau occidental, « la brosse », ne pose pas la matière avec la même fluidité.

C’est cet esprit de la peinture chinoise qui m’a conduite à la technique que j’utilise aujourd’hui dans la série « les Passants », exposée à Lille. J’adapte la technique de l’occident pour exprimer quelque chose de vivifiant, de frais, de léger, je veux du rythme, du mouvement, c’est aujourd’hui, c’est vivant !

Dans ces toiles, il n’y a pas de décor, il est remplacé par le blanc de la toile, qui signifie le vide, l’espace et la lumière, c’est intemporel, mes personnages n’ont pas non plus de regard, ils sont « anonymes » c’est ce qui leur donne une dimension universelle, ils sont les citadins du XXI° siècle, c’est nous tous. C’est peut être cette absence de regard qui vous angoisse.

En fait vous réalisez un syncrétisme des deux modes d’expression picturale, mais pourquoi avez-vous quitté la Chine ?

Je suis venue en 2001, quand la France a ouvert plus largement ses portes aux étudiants chinois. J’ai démissionné de mon poste de fonctionnaire et ce sont mes parents qui m’ont payé mes études en France. C’est vrai, j’étais professeur d’Arts Plastiques, je commençais à être reconnue en Chine mais la France, pour moi c’était l’Art, la Peinture, j’avais appris tout ça dans mes études mais cela ne me suffisait pas.

Je ne me sentais pas aussi libre qu’ici, j’avais l’impression que je ne pouvais pas aller plus loin, prisonnière de l’expression picturale et des sujets influencés par la politique.

Et pourtant mes toiles sont exposées actuellement à la biennale de Shanghai, dans l’aérogare internationale de Pudong !

A quoi travaillez-vous actuellement ?

Je suis en cours de réalisation d’une série de toiles inspirées d’Ai Wei Wei, pour une exposition personnelle à Genève pour l’année prochaine.

C’est encore secret, nous en reparlerons en temps voulu !

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DANIEL BESIKIAN | PHOTOGRAPHE

DANIEL BESIKIAN | PHOTOGRAPHE

Daniel Bésikian

Daniel Bésikian

Série  » SO  »

La beauté du corps en mouvement à travers le saut figé à son point culminant.

C’est un travail sur la performance, sur l’ultime, sur le don et le dépassement de soi, sur la mise en lumière des talents.

Le saut (SO) est figé sur un fond blanc, dans un esprit de vérité et d’esthétique de l’instant.

C’est un défi technique pour le photographe et le participant, créant un rapport de proximité et d’échange partagé.

Daniel Bésikian nous délivre une oeuvre unique, sensible et sans artifice.

[Pour en savoir plus sur l’artiste]

Série de 20 photographies
SO, 2011
Tirage sur Diasec et plexi
40×60 cm
Tirage unique
Courtesy Studio Bésikian

 

SO

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