2011

TRIO SOLSTICE | PIANO | VIOLON |VIOLONCELLE

TRIO SOLSTICE | PIANO | VIOLON |VIOLONCELLE

Trio Solstice

Riches de nombreuses années de carrière, d’expériences musicales abouties, de récitals accomplis, l’ambition de trois interprètes aux destins croisés, réunis par leur passion de la musique et leur amitié, donne naissance au Trio Solstice.

Né des affinités sensibles et des penchants profonds de ces trois musiciens pour la musique de chambre, cette formation permanente s’inscrit dans la grande tradition de cette forme musicale mythique, qui compte parmi les plus beaux chefs-d’oeuvre de la musique, du XVIIIème siècle à nos jours.

PARCOURS

Pascal Mantin  | Piano

Pascal Mantin découvre la musique de piano dès l’age de 3 ans à travers l’enregistrement des valses de Chopin par le grand pianiste roumain Dinu Lipatti et c’est tout naturellement à 5 ans qu’il commence son apprentissage pianistique avec un professeur particulier. Il poursuit ensuite ses études au conservatoire national de Saint Etienne dans la classe de Rolland Meiller et obtient son 1er prix de piano à l’age de 14 ans. Ce n’est que 3 ans plus tard qu’il décide de s’orienter professionnellement dans la musique. Il rentre alors au conservatoire national supérieur de musique de Paris et remporte un premier prix de piano dans la classe d’Yvonne Loriod -Messiaen puis celui de musique de chambre (1er nommé) dans celle de Jean-Claude Bèrnède. Il complète sa formation à l’école normale de musique de Paris « Alfred Cortot » avec la pianiste Michelle Boegner et obtient le diplôme supérieur de concertiste 1er nommé. Il s’est aussi perfectionné avec les pianistes Christian Ivaldi et Jean-Charles Richard.

Il s’est illustré également lors de concours internationaux: lauréat des concours internationaux de Barcelone et du Luxembourg ainsi que du tournoi international de musique de Rome en musique de chambre (2e prix) avec le trio Daphnis.

Pascal Mantin a participé à de nombreux concerts aussi bien en soliste qu’en musique de chambre ou avec orchestre (orchestre symphonique de Tours, orchestre de Sartrouville…) et joué dans différents festivals: Chopin à l’orangerie de bagatelle, musique en Périgord, Val d’Isère, festival international de Riom(Auvergne), folies d’Ariège, Musique en Forez … On a également eu l’occasion de l’entendre à diverses reprises sur France Musique et notamment en direct dans l’émission « sur tous les tons » d’Arielle Buteaux avec la chanteuse Cécile Perrin.

Pascal Mantin affectionne beaucoup la musique de chambre et a collaboré avec différents artistes: le pianiste Nicolas Angelich en formation de 2 pianos, les violonistes Frédéric Moreau et Vadim Tchijick, l’altiste Diederick Suys… Il a aussi accompagné des chanteurs comme Philippe Jarrousski , Cécile Perrin et Eva Grübber…

Il a enfin enregistré plusieurs CD pour le Label ut3 records: l’intégrale des trios de Saint-Saëns (piano violon violoncelle), un autre consacré à Franz Liszt sur un authentique piano Erard de 1880 et enfin le dernier dédié à Schubert (le quintette de la truite) qui a obtenu 4 étoiles dans la revue spécialisée « le monde de la musique ». Pascal Mantin est membre du « Trio Solstice » depuis 2008.

Frédéric Moreau  | Violon solo

Lauréat de concours internationaux et titulaire des premiers prix à l’unanimité de violon et de musique de chambre du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Frédéric Moreau a étudié le violon principalement auprès de Jean Fournier, de Régis Pasquier (en 3ème cycle), de Yehudi Menuhin et de Tibor Varga (en Master-Class).

Avec une centaine de concerts par an, Frédéric Moreau totalise plus d’un millier de concerts en soliste.

Invité dans de prestigieuses salles de concert et de nombreux festivals (parmi lesquels : Radio-France Montpellier, Paris, Uzès, Metz, Münich, « Bellini » Italie, Madeleine Festival USA, Celebrity Concert Series USA, « Printemps français » Ukraine, Pristina, etc…), Frédéric Moreau captive par ses interprétations, son charisme et son enthousiasme, un public fidèle tant en France qu’à l’étranger.

Frédéric Moreau effectue régulièrement des tournées en France, aux Etats-Unis, en Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Espagne, Grèce, Italie, Kosovo, Norvège, Portugal, Suisse, Ukraine et a joué avec des partenaires tels que Nicholas Angelich, Guy Comentale, Antoine Curé, Robin Defives, Henri Démarquette, Ophélie Gaillard, Pascal Godart, Béatrice Guillermin, Florent Heau, Hervé Joulain, Francois Leleux, Pierre Lenert, Pascal Mantin, Bruno Pasquier, Régis Pasquier, Jane Peters, Jean-Marc Phillips, Xavier Phillips, Roland Pidoux, Pascal Saumon, Michel Strauss, Guy Touvron, Bernard Wystraëte,…

Fondateur en 1995 de l’Orchestre de chambre Les Violons de France et de l’Orchestre Philharmonique d’Ile-de-France, Frédéric Moreau se consacre à ces formations avec lesquelles il effectue chaque année une centaine de concerts en tant que soliste et chef d’orchestre, et pour lesquelles il a adapté un répertoire où la virtuosité violonistique occupe une place importante.

Frédéric Moreau a réalisé de nombreux enregistrements, parmi lesquels: le concerto de Beethoven avec l’Orchestre Symphonique de Münich; les quatre saisons de Vivaldi avec « Les Violons de France »; un disque « virtuosité » (Paganini, Sarasate, Bazzini, Saint-Saëns…) avec « Les Violons de France »; un DVD avec le « Trio Solstice (Beethoven, Mendelssohn, Rachmaninoff)… Consacrant également une grande partie de son temps à la musique de chambre, Frédéric Moreau est membre depuis 2008 du « Trio Solstice » et du « Quatuor Goldoni ».

Robin Defives  | Violoncelle solo

Robin Defives commence ses études musicales à l’âge de sept ans. Après avoir obtenu à l’unanimité un premier Prix de Violoncelle, en 1991 dans la classe de Jean Huchot, et de Musique de Chambre, en 1991 et 1992, au Conservatoire National de Région de Rueil Malmaison, il remporte successivement les premiers Prix d’Excellence (1993), de Perfectionnement (1994) et de Virtuosité (1995) en violoncelle dans la classe de Jean-Marie Gamard, professeur au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il obtient également un Prix d’Analyse Musicale. Titulaire depuis 1995 de  » l’Octuor de Violoncelles  » de Beauvais, il participe à de nombreux Festivals en France (IRCAM, Colmar, Musica Strasbourg, REV de Beauvais, GMEM de Marseille, Prades, GRAME de Lyon,…) ainsi qu’à l’étranger (Italie, Espagne, Amérique de Sud, Etats-Unis, Canada,…). Robin Defives joue aux côtés de Luis Claret, Ahner Bylsma, Janos Starker, sous la direction de Mtislav Rostropovitch, et crée un large répertoire contemporain (Luciano Berio, Pascal Dusapin, Sofia Gubaidulina, Eric Tanguy, Georges Aperghis,…).

Violoncelle solo de l’Orchestre à cordes « Les Violons de France » avec lequel il se produit fréquemment en soliste (Paris, New York, Salt Lake City, San Martin, Fort de France, …) dans des concertos dédiés à cette formation tels ceux de Boccherini, Vivaldi ou Haydn, Robin Defives donne régulièrement son interprétation des Suites pour Violoncelle seul de J.-S. Bach dans de prestigieuses églises parisiennes telles que la Sainte Chapelle, Saint Ephrem,…. Il se consacre de concert à la musique de chambre au sein du « Trio Solstice » (avec lequel il vient d’enregistrer un DVD Beethoven Mendelssohn Rachmaninoff) et du « Quatuor Goldoni ».

ECOUTER

Dimitri Chostakovitch | Trio avec piano en mi mineur, op67
2. Allegro con brio (extrait)

“…miracle d’équilibre dans le son des instruments, une incarnation de ce que l’on prête habituellement à la “clarté française” habitée de cette intelligence avertie qui fait croire aux lendemains qui chanteraient…”
Tatiana Alexinsky

PROGRAMME

Ludwig Van Beethoben : Trio opus 1 n°3 en do mineur

Dmitri Chostakovitch : Trio n° 2

Felix Mendelssohn : Trio n°1 en ré mineur opus 49

Wolfgang Amadeus Mozart : Trio en do majeur K.548

Sergueï Rachmaninoff : Trio élégiaque n°1

Franz Schubert : Trio n°1 ou n°2

A

Répertoire non exhaustif

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EXPOSITION |JEREMIE LENOIR|TERRITOIRES OCCUPES

EXPOSITION |JEREMIE LENOIR|TERRITOIRES OCCUPES

TERRITOIRES OCCUPES

TERRITOIRES OCCUPES

Exposition photographique du 01 juin 2011 au 03 septembre 2011
Restaurant du Domaine Saint Hilaire | ROIFFE [86]
Domaine Saint Hilaire | Route de Fontevraud | 86120 Roiffé
Renseignements | Propos d’Artistes au 0622336625

L’artiste Jérémie Lenoir investira les murs du restaurant du Domaine Saint Hilaire à Roiffé (86),  en présentant une série de 18 photographies.

Né en 1983, Jérémie Lenoir s’oriente tout d’abord vers les sciences, les mathématiques et l’informatique, avant de se consacrer au travail de l’image. Après des études d’ingénieur à l’Ecole Polytechnique de Tours, il rejoint l’Institut d’Arts Visuels d’Orléans où il soutient et obtient son DNSEP avec mention en juin 2009. Sans sujet propre, sans intention particulière visant à une représentation objective d’une « vérité » du paysage, les photographies de Jérémie Lenoir proposent un voyage singulier et sensible dans ce que Marc Augé nommait les « non lieux ». Profondément influencé par les artistes de la Kunstakademie de Düsseldorf et par les thématiques de Jurgen Nefzger, Raymond Depardon ou Thierry Girard, son travail tente une représentation du réel et sa transfiguration en tableaux : entre imaginaire poétique et préoccupation sociale, il se veut alerte des mutations profondes de notre monde et de notre civilisation.

GALERIE

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VERONIQUE HOUSSEAU | SOPRANO

VERONIQUE HOUSSEAU | SOPRANO

VERONIQUE HOUSSEAU

Véronique Housseau, née le 1er décembre 1982, commence à chanter dans un choeur d’enfants, puis à la Maîtrise de Paris.

Elle se forme auprès d’Anna Maria Bondi à la Schola Cantorum, où elle obtient son Diplôme Supérieur de chant. Parallèlement elle complète sa formation à l’Université de la Sorbonne et est titulaire de la Licence de Musicologie. Elle intègre ensuite le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et y obtient son Master de chant en juin 2010.

Elle se perfectionne auprès des chefs de chant Anne Le Bozec, Susan Manoff, Olivier Reboul, de Sandrine Piau, Robert Expert et Kenneth Weiss pour le répertoire baroque et de Malcolm King.

Parmi les rôles qu’elle incarne, citons Susanna de Le Nozze di Figaro et Zerlina du Don Giovanni de Mozart (mise en scène de Stephen Taylor, Escales Lyriques de l’Ile d’Yeu, août 2007), Adele de Die Fledermaus de J. Strauss (mise en scène d’ Emmanuelle Cordoliani, mars 2008), la Petite Renarde enfant, Frantik et le Coq de La Petite Renarde rusée de Janacek (mise en scène avec marionnettes de Vincent Vittoz, Cité de la Musique, mars 2009 – reprises aux opéras de Rouen, Liège et Reims) et le rôle titre d’Eurydice, mon Amour (juin et juillet 2011). En août 2012, elle sera Cupid et She dans King Arthur de Purcell au Festival du Périgord Noir, sous la direction de Michel Laplénie.

Elle se produit régulièrement en concert et elle est lauréate 2011 des Chanteurs solistes professionnels de la Société Française des Chefs de Choeur. On a pu l’entendre dans le Stabat Mater de Pergolèse et des motets de Campra sous la direction de François Lazarevitch, le Salve Regina d’A. Scarlatti, des Cantates de Bach, dont la Cantate 140 sous la direction de Patrick Cohën-Akénine, le Requiem, la Messe du Couronnement et le Regina coeli de Mozart, l’Harmoniemesse de Haydn, la Petite Messe Solennelle de Rossini, le Psaume 42 de Mendelssohn…

Avec le pianiste Jean-Paul Pruna, elle donne des récitals de mélodies et lieder de Fauré, Ravel, Debussy, Britten, Wolf. (Jeunes Talents). Elle a été appréciée dans un concert voix et harpe Entre Ciel et Terre comportant des airs profanes et sacrés classiques et belcantistes. Elle a été invitée en avril 2011 pour une tournée de concerts autour du Stabat Mater de Pergolèse (en Auvergne et en Italie) et en décembre 2011 pour le premier Festival de musique sacrée de Jordanie « Animae Musica ».

Passionnée par de nombreux répertoires, ses goûts sont très éclectiques, de la musique ancienne à la musique contemporaine. Elle interprète en création mondiale des oeuvres de compositeurs contemporains : Jean Yves Bosseur (Cheminements au ras du sol, 2004), Éric Lebrun (Tota pulchra es, 2006), Philippe Mazé (Messe du Vieux Cours, 2006), Jean-Charles Robin-Gandrille (Poème En mémoire des victimes innocentes de la guerre d’Irak, 2003 ; 3 Poèmes pour voix, violoncelle et piano, 2006 ; Deux vocalises pour soprano, contrebasse et piano, 2007 ; Cinq Élégies et Poème de Soriano, 2009) et Gaja Maffezzoli (Eurydice, mon Amour, 2010).

Parallèlement à ses activités de chanteur, elle s’engage dans la conception de programmes musicaux et fonde en 2010 l’ensemble La Cavatine. Avec celui-ci, elle a donné un spectacle lyrique Eurydice, mon Amour.

D’autres programmes sont en cours de réalisation : un programme autour de Bach avec soprano, orgue et hautbois, un concert Héroïnes, coquines et cavatines pour voix et harpe, un autre de Lieder romantiques allemands pour soprano, clarinette et pianoforte, intitulé Paysage sentimental, et enfin, avec Les Muses Galantes, un programme Luigi Boccherini, Musique à la cour d’Espagne sous l’Infant Don Luis.

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MARC GERENTON

MARC GERENTON

DEMARCHE
Traces de lutte
Il est souvent étrange, ce premier moment de rencontre avec un artiste dont la création ne laisse pas indifférent. La rencontre a déjà eu lieu, avec son œuvre, et c’est l’essentiel. Et pourtant, tout reste à découvrir avec une foule de questions. D’où ça vient en lui, pourquoi, comment ? Que peut-il nous apprendre de lui et de nous autour de son travail, de son langage, de ses codes ? Curiosité et appréhension sont sans doute partagées par l’artiste qui accueille. Il n’est pas non plus sans question, ni sans attente. Heureusement, l’atelier met tout de suite à l’aise, dans le vif du sujet, car le sujet partagé de la rencontre, c’est bien la naissance et la présence au monde d’un objet : dessin, sculpture, installation.

Marc Gérenton me guide ainsi dans son immense lieu, laissant se déployer intérêt et étonnement que je ponctue de quelques mots inutiles et questions insignifiantes, de ne pas m’être autorisé le silence du regard et de la sensation intérieure. L’atelier ouvre ses larges baies sur un patio. Lumière, espace, tout y est jusqu’au luxe d’avoir pu répartir dans les trois sections d’un U, le travail du fer, le dessin et la sculpture du bois. Dans cette ancienne fabrique de postiches, l’esprit des lieux accompagne désormais des travaux bizarres : les barres de fer forgé s’y tordent comme des cheveux, des pieds et des mains sont posés ça et là, en résine, certes, mais tout de même… le bois sculpté dans la masse révèle des figures inquiétantes. Le démiurge va, sacrilège, jusqu’à dessiner sur les pages de livres qu’il arrache !
Les yeux pétillants, amusé peut-être de provoquer quelque perplexité, Marc Gérenton évoque l’éclectisme de son parcours et de ses approches créatives tout en insistant sur le tronc commun qui allie ses tentatives quelque soit le médium emprunté. Depuis trente ans, il enrichit sa quête d’expériences multiples, sans renoncer malgré les obstacles imposés par la matière et les limites d’une économie précaire.

À l’opposé d’une production monolithique, son travail offre effectivement une invitation multiple et hétérogène au regard et à la pensée, incitant à une pérégrination sans ennui, comme je les aime, faite d’associations d’idées, de sensations, de questions restant ouvertes et sans réponse, si ce n’est la provocation à penser, à ressentir, à réveiller la mémoire d’enfant autant que la conscience critique. Marc Gérenton ne se laisse donc pas résumer ; il garde sa part d’insaisissable qu’il ne tient pas à circonscrire et à expliquer, de crainte de s’égarer ou de la dévoyer. Toutefois, il en sait plus qu’il ne veut m’en révéler : « voyez mon travail, je suis curieux de votre regard », semble dire sa délicate réserve !

Avec Marc Gérenton, pas d’étalage, pas de discours, pas de mise en scène, pas de volonté de convaincre ni de séduire… juste présenter… et attendre en soulignant sa détermination et son insistance à chercher des formes, des possibilités d’exprimer ce qui le tient au cœur, à corps et à vif d’un questionnement artistique autant qu’existentiel. Quoi de plus banal, après tout, mais Marc Gérenton nous ouvre un monde de formes qui disent mieux qu’avec des mots, le vertige de l’être, sa précarité et une certaine bouffonnerie inhérente à l’existence et à la culture ; ce que d’autres, d’une autre façon, ont pu exprimer : de Buster Keaton à Samuel Beckett, de Robert Musil à Franz Kafka pour ne citer que ceux qui viennent à l’instant sous ma plume.

Entre propositions et défis, Marc Gérenton se place en situation d’avoir à trouver ce qui occuperait l’espace mis en tension entre deux points, dans le creux vertigineux d’une existence à trouver : du pied à la main, de l’enfance à la raison, et peut-être même, de la naissance à la mort. Il se met au défi de résoudre cette tension, de faire de l’écart une possibilité d’être, comme un temps à trouver dans l’entredeux d’une action qu’il met en espace dans ses sculptures et ses dessins. C’est autant une affaire humaine qu’esthétique, sans
écarter la pluralité des questions auxquelles il se confronte, allant de la technique jusqu’au politique. Il y faut de la méthode autant que de la folie, celle d’une monomanie efficace mais coûteuse, car être artiste n’est pas une sinécure et ne nourrit pas toujours son homme, surtout quand la crise transforme les collectionneurs en nécessiteux.

Les fils tordus
J’avais déjà apprécié les sculptures filaires de Marc Gérenton dans un espace d’exposition immaculé, magnifiant la présence à la fois monumentale et précaire de ces figures suggérées par la torsion des barres de fer forgé, présence rehaussée par le plein des pieds et des mains en résine ou en bronze. Mais là, fait unique lors de cette exposition à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Reims, ces sculptures s’offrent au regard dans le parc, dans la multiplicité des cadrages possibles du spectateur. Leur paradoxe s’impose d’autant plus : monumentales car de taille plus qu’humaine, précaires car la forme file et ne retient pas l’espace intérieur ; elle est ouverture dans la transparence du cadre. J’en viens à rêver que je les verrais bien un peu plus grandes encore, sises à Berlin, symboles au cœur de la nouvelle Europe : durch, through, à travers… l’espace enfin ouvert, à l’exact opposé du 3 mur enfin tombé même si partout dans le monde s’en construisent d’autres sans ménager les détresses humaines.

La prouesse de Marc Gérenton est d’avoir pu rendre et offrir une telle présence dans l’évidement d’un corps dé-massifié qui laisse le regard le traverser et se fondre dans le lieu. Mais, celui-ci, géniale trouvaille, est cadré par le contour d’une figure humaine insolite : sans ombre écrasante ni pollution visuelle, elle est aux antipodes d’une statue imposante grâce à sa perméabilité et à sa légèreté. Cette proposition habite le lieu d’une présence certaine mais interrogative et sans contrainte. Je conseille vivement au gouvernement européen de passer commande au plus tôt de ces figures de proue d’une union sur la voie de liberté et d’humanité avant que l’espérance ne se referme !

Pourtant, ces silhouettes légères ne sont pas sans repos. Elles ne sont pas décoratives.
Par le graphe de leur torsion plus ou moins complexe, elles expriment tensions, passions et souffrances. Elles parlent comme des ignes de vie accidentées, d’une vie qui fait des pieds et des mains pour s’en sortir, avec dignité : marcher et tenir, aller et appeler, franchir et attraper. L’agitation du corps est guidée par l’agilité et la dextérité de ses extrémités, pieds et mains qui rendent la vie possible dans la résolution des tensions par l’action : combler la faim et le vide, tenir debout, résister aux assauts…

Marc Gerenton a réalisé ces ectoplasmes sans visage, sans sexe et sans organe, en tordant le métal selon ses intuitions de « comment rendre, comment exprimer ». Il a contraint la forme pour en exténuer les possibles. Il nous propose des paysages d’être qui deviennent, ainsi disposés dans l’espace de vie, les cadres d’un paysage qui s’envisage, cernant de leur contour simple ou sinueux, l’espace un instant suspendu au regard. Ses sculptures sont de véritables figures espace-temps proposant leurs lignes souvent tortueuses ; le temps et l’espace graphiques tracent la possibilité d’un monde, d’une vie. Elles ne sont pas figures transcendantales de crucifié ou de commandeur, mais plutôt humaine fantaisie allant jusqu’au dépassement de soi qui n’est pas sans évoquer le funambule nietzschéen, figure aporétique proposant une danse légère, essentielle, qui ferait danser le monde et nous permettrait d’accepter notre finitude.

Les gnomes
Je les avais rencontrés une première fois à l’Hôtel Beury, dans les Ardennes : une armée des ombres, menaçante et dérisoire, disposée sur le sol parqueté : impressionnant !

Ces figures en alerte, bras levés, renvoyaient, ténu, le reflet profond du noir absorbant des formes taillées de facettes et d’arêtes vives : formes inhumaines et si proches, pourtant !
Passé le premier moment d’effroi, m’était venue la tendresse d’un appel, peut-être même d’une présence mélancolique, celle que j’aime partager avec mes amis les orangs-outangs et les ours. On ne peut que sourire ou pleurer de les voir, ou plutôt, de se voir dans le malaise du miroir qui renvoie notre image en déshérence. Mais aussi, tentation anthropomorphique, se tisse un dialogue silencieux avec ce regard entendu du sage qui mesure sa dérisoire aliénation,
renonçant à l’inutile agitation pour s’en libérer.
Bien sûr, il y a autre chose dans ce qu’impose Marc Gérenton avec ses sculptures de bois massif noircies : une tension dans la pose, une force dans la massivité, une énergie dans la forme réduite et compacte qui joue, là, une partition à l’opposé de celle des sculptures filaires apparaissant gigantesques et aériennes.

Marc Gérenton accepterait-il que je considère ces figures de l’ombre comme des Gnomes, nous donnant à voir la fantasmagorie comique et effrayante de ces petits génies de la terre, gardiens des trésors, le premier étant celui de la connaissance, comme la racine ‘gno’ indo-européenne l’indique ? Petit génie laid et difforme, dit le dictionnaire ! Cette apparence aide à préserver la valeur de leur condition et leur précieuse fonction, loin du semblant, de la bêtise et de la superficialité. Ce qui menace, dans la difformité, c’est la différence et donc la mise en tension d’une existence qui ne peut plus être évidence, obligeant à voir et à penser.
Est-ce là le trésor qu’ils gardent ?

Marc Gérenton n explique qu’il doit résoudre la forme qui se tiendra entre pied et main, dans l’espace creusé du bois qu’il façonne. Il va donc y inscrire la forme en soi, résonant avec son être sensible tout en s’inscrivant dans sa préoccupation esthétique. Il me semble qu’il produit alors une ombre portée, la sienne autant que la nôtre, celle du souci existentiel dans une tentative pour penser l’être qui, tout à la fois, s’offre et se dérobe. L’authenticité de cette quête passe par l’acceptation de la mort, et c’est bien, à mon avis, ce qui nous inquiète dans ces figures de l’ombre.
Ces gnomes noirs viennent du fond des âges, nous dire nos peurs et notre effort pour ne surtout rien savoir. Marc Gérenton y fait face en se défiant de créer la forme entredeux qui l’oblige à approcher la connaissance. La recherche de la forme, par sa mise en tension, est une
tentative pour comprendre l’existence. Elle en est même, peut-être, la voie royale à condition de la faire dialoguer avec la pensée.

Point à la ligne
Marc Gérenton ne cesse de dessiner et il y accorde une importance fondamentale dans son travail, même s’il est mieux connu par ses sculptures que par ses dessins. Ce qu’il expose à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Reims nous permet d’en mesurer la place.
Dans son atelier, il me montre que son dessin n’est ni fortuit, ni aléatoire. Il est le fruit d’une patiente recherche usant de méthodes et de règles variables qu’il s’impose, au gré de ses provocations à inventer, entre traits et points, allant d’une forme à une autre afin d’explorer la plus grande palette des possibles.

Le dessin résume son dessein et sa recherche artistique : comment aller d’un point à un autre et donner forme dans l’épuisement de l’encre ? Comment jouer avec le support, la surface, avec une écriture, avec la matière, et faire naître des formes ou les faire dialoguer ?
Marc Gérenton accepte, pour cela, de mélanger les sources, les techniques, et de provoquer la volonté de son trait afin d’en éviter les inflexions habituelles.
Je pensais que tout cela était un jeu spontané, usant de la matière au gré de son agitation moléculaire et de l’imprégnation sensible de l’artiste. Eh bien, non, tout est calculé !

Marc Gérenton dispose ses points de capiton, ceux à partir desquels une forme naîtra, dont il ne sait rien encore, si ce n’est qu’elle devra se soumettre à la contrainte qu’il se donne, qu’il lui donne, défi pour découvrir d’autres possibles. Le jeu, sérieux, il va sans dire, se sert du contact et du lien, de la couleur qui se dilue, de la trace qui file entre des points névralgiques comme une cartographie ouvrant sur une alchimie dévoilée de la forme et souvent, du corps. Le corps est-il prétexte à la forme ou bien, il n’y a pas de forme sans corps ? En tous cas,

Marc Gérenton joue de cette évocation, d’une proposition de corps, là encore sans visage et sans sexe mais pas sans expression. Il nous offre un corps comme identification universelle possible, un corps à habiter. Le spectateur de son art peut en disposer, mais il s’oblige alors à ressentir et à penser autrement que dans l’excitation ou la séduction… à ressentir et à se représenter son être comme être au monde et être dans le monde ; bref, à penser d’abord avec le corps qui manifeste.

Thierry Delcourt, août 2009.
Thierry Delcourt est auteur de deux livres issus d’une recherche sur le processus de création artistique :
Au risque de l’Art – Editions L’Âge d’Homme, 2007
Artiste Féminin Singulier – Editions L’Âge d’Homme, 2009

GALERIE

PARCOURS

Depuis 1998, vit et travail à Blérancourt (Aisne)
1961 Naissance de Marc Gerenton à Noyon
1979-1984 Études aux Beaux-Arts de Reims
1990 Obtiens le prix de la Villa medicis hors les murs
1993 Obtiens le prix de la Casa Velasquez et effectue un séjour à Cologne. R.F.A.

Expositions personnelles
2010 :
« Marc Gerenton » Galerie Marie-José Degrelle, Reims
« Extensions »Mairie du 10e arrondissement, Paris
Galerie du Chevalet, Noyon
2009 :
“Poétic spams et livres objets”, Médiathèque de Cernay
« Le pied, la main, le point, la ligne » Association Prisme, Chambre de Commerce et d’Industrie de Reims.
« Poétic spam » Universsité de Picardie Jules Vernes à Creil
2008 :
Université de Picardie Jules Verne, Beauvais
2007 :
Centre d’Art et de Litterature « Hôtel Beury », L’Echelle
Galerie du Collège de Bogny-sur-Meuse.
Ville de Fumay ; installation de sculptures sur la Meuse.
Bibliothèque Universitaire Campus, Amiens
2006 :
Galerie Les Singuliers ; Paris
La Briqueterie, Amiens
Galerie du Collège de Noyon
Commande publique 1%, Pépinière d’entreprise de Vervins
2005 :
Musée Antoine Vivenel, Compiègne
2004 :
La Briqueterie ; Amiens
Galerie L’usage du monde, Saint-Valerie-sur-Somme
2003 :
Galerie Les singuliers, Paris.
2002 :
Espace Chateauneuf, Tours.
Téléscopage, Galerie du Collège de Ploec-sur-Lié
2001 :
Galerie Les singuliers, Paris
Cloître de l’Hotel Dieu, Noyon
2000 :
Galerie Blanche, Paris
Les Mangeurs d’astres, Blérancourt
1998 :
« Impact » Le Safran, Galerie du grand Wazou, Amiens
Galerie de la Cité scolaire de Noyon
1997 :
Centre d’Art et de Littérature Hôtel Beury, l’Echelle
« Les pieds » Maison des Arts et Loisirs de Laon
1996 :
« Indices » Résidence Quartier Vermant, expositionà la Bibliothèque municipale de Saint-Quentin
1994 :
Espace Culturel François Mitterrand, Beauvais
Forum, Galerie du Collège J. Cartier, Chauny
1993 :
Galerie Moltkerei Werkstaat Cologne R.F.A.
1992 :
Galerie Lubie, Amiens
1991 :
Chapelle Saint Martin du Méjan, Arles
Hôtel Dieu, Laon
1990 :
Maison de la Culture d’Amiens
Institut Français de Cologne, R.F.A
Galerie Wacksfabrick, Cologne, R.F.A
1989 :
Réalisation d’une sculpture monumentale dans le Ravin de l’Ours, La Neuville aux Haies
Hommage à Bram Van Veld, Centre Culturel de Compiègne
L’Ymagier, Tracy-le Mont
1988 :
Centre Culturel de Noyon
Eckhaus, Hennef, R.F.A.
1987 :
Musée Arthur Rimbaud, Charleville-Mézières
Centre Culturel de Noyon
Marc gerenton, Saint Léonard de Noblat
1986 :
Réalisation d’une intervention monumentale dans la carrière de pierres de Vassens ( Les casseurs de pierres)
Carnet de voyage à Berlin, Centre Culturel de Noyon
1985 :
Bourse de l’OFAJ, séjour à Berlin, RFA.

Exposition Collectives
2011 :
 » ils reviennent, ils arrivent », Galerie Marie-José Degrelle Reims
2010 :
Vidéo capitale 2010, Villersexel
« Trois » Galerie Neunzig , Kiel, Allemagne
« Juste des livres », Musée départemental de l’Oise, Beauvais
Musée des beaux arts de Valenciennes « Tenir, debout »
TRIPTYQUE, Art Contemporain Angers
2009 :
Artistes en lumière; Charleville-Mezières
« Juste des livres »; musée départemental de l’oise, Beauvais
Printemps de la Sculpture; Centre Culturel de Chantilly
« à toute vapeur »; Parcours d’art contemporain, la Fête de l’Eau à Wattwiller
« La poudre aux yeux » La poudrière, Laon
Foire d’art contemporain « CUTLOG », Paris
2008 :
Symposium international de sculpture de Bad Schlema, Allemagne.
25 ans, Tous Passagers, CRNA Est, Reims
Dessin Contemporain, Espace Nouveau Vallon, Chêne-bougeries, Suisse.
Skulpturengarten Sonnenwald, Allemagne.
Maître et démettre, Galerie Les Singuliers, Paris.
Simposio International de Escultura, Odémira, Portugal
2007 :
Connexions, Le Mée-sur-Seine
Icônes , galerie Suty, Bordeaux
Foire européenne d’art contemporain de Strasbourg
Petits formats entre amis, galerie Suty, Coye-la-Foret
Noir et blanc , Métaluachahuter, Loos
Espace Saint Jacques, Arthothèque Arènes, Saint-Quentin.
2006 :
Artsénat Jardin du Luxembourg, Paris
Triennale Poznan, Pologne
2005 :
Voyager IV ; Brighton, Angleterre
Invitation d’artiste, Conseil Régional de Picardie, Atelier Blérancourt
2003 :
Artistes en Picardie: 2 temps 5 mouvements, Conseil Régional de Picardie, Aisne, Oise Somme
Kunst im Weinberg, Allemagne
2002 :
Marée Autre, Saint-Valéry-sur-Somme
2001 :
La peinture vient en mangeant, Centre d’Art et de Littérature Hôtel Beury, l’Echelle
Le Clac, Verderonne
2000 :
1/2000 Galarco, Chauny
1999 :
Bufflier, Gerenton, Monfleur, Sanhes; Sculptures, Galerie Les Singuliers, Paris
1998 :
Aller-retour, Bonn, Saarbrücken, Kiel, R.F.A.
Là ou d’autres, Eglise Notre Dame, Montataire
1997 :
Confrontations, Nicolas Alquin, Dominique Bailly, Michel Bérard, Nathalie Elemento, Marc Gerenton Bernard Pagés, Jean-Pierre Pincemin, Abbaye Saint-Leger, Soissons
1996 :
L’eau et ses 4 vérités
Dessins exquis, ESAD, Amiens
Biénale de sculpture d’Yssy les Moulineaux
« Apparte », Reims
1995 :
Foire de Cologne, R.F.A.
« Les douze coups », Traçy le Mont
1994 :
Rencontres, Pacrac, Croatie
1993 :
MCL Gauchy.
Exposition hommage à Jean-Marie Le Sidaner à Charleville-Mézières
1992 :
Résonances, Chapelle des Visitandines, Amiens
L’Ymagier, Tracy-Le-Mont
Biennale sud 92 sculpture, Issy-les Moulineaux
Soissons Cartonne, Abbaye Saint-Jean des Vignes, Soissons
1991 :
Forum, Centre Culturel de Chauny
Symposium de sculpture de Besse
1990 :
Wachsfabrik, Colagne Allemagne
ARP, Reims
EIGHTY, exposition itinnérante de la revue EIGHTY, Paris, Lorient, Saintes, Caen, Nimes, Metz
L’Ymagier, Centre Culturel de Compiègne
Pierre Druesne, Marc Gerenton, Romain Pellas, « Transforment, détournent, utilisent, MCL Gauchy
1989 :
L’usine, Reims
Méteors, Palais de justice de Saint-Quentin
Jeunes créateurs dans la Ville, Rochefort
Espace éclatés, Trith-Saint-Leger
L’Ymagier, Tracy-le-Mont
1988 :
Jeune Sculpture, Paris
Artzimut, Cherbourg
Collége Briand, Charleville-Mézières
Méteors, Palais de justice de Saint-Quentin
Jeunes créateurs dans la Ville, Rochefort
Dehors Dedans, Reims
10=DIX : Centre Culturel de Compiègne, Maison de la culture d’Amiens
« 45/8 », Reims
1987 :
Confrontation, Institut Français de Stuttgart, R.F.A.
Fondation Danae, Pouilly
Jeunes créateurs dans la Ville, Rochefort
1986 :
Grands Formats, Epernay
Symposium Wasser, Iles de Sylt, R.F.A.
Symposium A VA LA, Monthermé
1985 :
Korrespondenzen, Galerie Falazig, Neuenkirchen, R.F.A.
1984 :
Ombres et parapluies, ARP, Reims
1983 :
Identités et Technologies Ecole des Beaux-Arts de Reims

Bibliographie
Livres
André Velter, Jean-Marie Le Sidaner, Marc Gerenton, Ombres portées, éditions L’Ìeur de Laon- Actes Sud. 1991
André Velter, Denis Dormoy, Marc Gerenton, Equilibre fragile éditions L’Heur de Laon / Dumerchez, 1994
Denis Dormoy Personne( des âmes mortes) éditions G&g
Jean-Pierre Verheggen, Marc Gerenton, Les pieds, éditions Rencontres, 1997
Marc Gerenton, Denis Dormoy, La boucle, éd Rencontres
Denis Dormoy, Marc Gerenton, Mangeurs d’astres, éditions Rencontres, 2001
Franz Bartelt, Patrick Beurard Valdoye, Zéno Bianu, Jean-Pierre Bobillot, Denis Dormoy, Hubert Haddad, Bernard Heidsieck, André Velter, Jean-Pierre Verheggen, Bernard Noël,

Tremblements, éditions Rencontres, 2007
Poème presque poème Jean-Pierre Verheggen, éd Rencontres

Catalogues d’expositions
Marc Gerenton / Jürgen Kierspel : Confrontation, Kunstler und dem Institut Français de Stuttgart, 1987
Marc Gerenton, Les casseurs de pierres Musée Rimbaud.
Méteors, Palais de justice de Saint-Quentin.
45/8, Artetcetera, Antigone.
Les 12 coups, L’ymagier
Jeunes Créateurs Rochefort 1988.
Jeunes Créateurs Rochefort 1989.
Soissons Cartonne, Abbaye Saint-Jean des Vignes, Soissons
Qu’y à t’il à l’interieur d’une boite, Le Clap.
L’eau et se 4 vérités, CACCV.
Résonances, Chapelle des Visitandines, Amiens.
Exposition d’art contemparain; 93/97 Galarco
Expo, Galarco.
Wachsfabrik ’89/’90
10=DIX, éd. maison de la culture d’Amiens.
Pierre Druesne, Marc Gerenton, Romain Pellas, « Transforment, détournent, utilisent; MCL Gauchy
A-VA-LA, éditionMEM/Arte Facts Revue Atelier
Biennale sud 92 sculpture, Issy-les Moulineaux
Confrontations, Nicolas Alquin, Dominique Bailly, Michel Bérard, Nathalie Elemento, Marc Gerenton Bernard Pagés, Jean-Pierre Pincemin, Abbaye Saint-Leger, Soissons.
1/2000 Galarco
Artistes en Picardie: 2 temps 5 mouvements, Conseil Régional de Picardie.
aller et retour, Bonner Kunstverein, Stadtgalerie Saarbrucken, Stadtgalerie Kiel.
Invitation d’artiste 2005, Conseil Régional de Picardie.
Triennale Poznan ; Pologne
Artsénat 2006, texte de Christian Gattinoni
Foire européenne d’art contemporain, St-Art 2007
25 ans, Tous Passagers, CRNA Est, Reims
« Juste des livres », livres d’artistes des éditions Dumerchez
« Extensions »Mairie du 10e arrondissement, Paris
Formes en extension, texte de Thierry Delcourt; association mécène Prisme

Revues, articles
Art press n°115 article de Jean-Marie Le Sidanère
Cahier de leçon de choses, MEM / Arte Facts
Wasser, Dokumentation einer ausschreibung der internatinalen Gesellschaft der Bildenden Künst, Sektion Bundesrepublik, Bonn 1986
DRAC INFO Picardie 1988
Kunstleraustausch, IGBK 1989
EIGHTY N° 33, a suivre,1990
Photocopy’art 92 Haulchin
Le bateau dans le ravin de l’Ours, revue Atelier de Mars 1991, Cologne
Agir en Picardie n° 92, Invitation d’artistes
revue atelier 5/ 93 et 5/95 couverture
Artension n° 32 article Françoise Monin
Revue Bleecker street 3-4

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GAIL MITCHELL

GAIL MITCHELL

DÉMARCHE
« My work is a playful narrative of found objects. For the past few years, I have explored movement, translucency, and ‘evidence’ (wax rubbings of textures, letters, numbers, etc). I think of these narratives not so much as literal stories, rather they are wordless dialogues amongst historied objects, with drawn or physical lines and paint serving as intermediaries.

Nothing is ever not considered, particularly the surfaces I choose to work upon. The weight and character of various elements allow me to explore and exploit them…in the process creating unusual yet to me perfectly logical juxtapositions of things.

Found objects, paint, marks, rubbings….all are part and parcel of a vocabulary that define my artwork. Like a language I’ve developed from the age of two, artmaking is an extension of my everyday everything. Synonymous with my obsession of documentation, I love historied things. Each artwork combines old and new finds, in conjunction with paint, pencil, pastel, etc., to form a dialogue, a personal map. Due to using many common even functional objects, I believe every viewer brings their own associations to my artwork. I do not attempt to create a literal message or story.

I am in addition, an avid photographer, drawer, musician, and poet, all these activities play off of one another in no particular order, they merely inspire new ideas”. Gail Mitchell

PARCOURS
1988-1992 The Cooper Union, B.F.A.

1991 Ecole Nationale Supérieure Des Arts Décoratifs, Paris, France

2010
Williamsburg Art & Historical Center |11th Annual Salon show, Brooklyn, NY

2009
‘Piecing It Together’ | Brevard Art Museum, Melbourne, FL
Williamsburg Art & Historical Center | 10th Annual Salon show, Brooklyn, NY

2008
Williamsburg Art & Historical Center 9th Annual | Salon show, Brooklyn, NY

2007
Rueil-Malmaison group show, France
Amarin Cafe solo show, Brooklyn, NY
Thai Cafe solo show, Brooklyn, NY

2005
Art Gotham ‘The Square Foot Show’ | New York, NY
Tsunami Benefit Show, Brooklyn, NY

2004
Generations.04 |A.I.R. Gallery, New York, NY

2003
Ute Stebich Gallery group show, Lenox, Ma.
yellow vs. Yellow | 2-person show at Art Center SF, S. Beach, FL
Everything Must Go’ group show, Brooklyn, NY

2002
Whitney Works 3-person show, Greenport, NY
Lumberhouse Gallery group show, Fukushima, Japan

2001
Lumberhouse Gallery group show | Fukushima, Japan
Williamsburg Art & Historical Center |4-person show, Brooklyn, NY

1998
‘Travel Of Spirit’ |show at Lumberhouse Gallery, Fukushima, Japan

1997
Orient Historical Society group show, Orient, NY
Lumberhouse Gallery group show, Fukushima, Japan

1996
Cooper Union Alumni Show
ST Gallery solo show, New York, NY

1995
‘Kakejiku’ (Scrolling in NY) a one year traveling exhibit in the US & Japan
Gallery Onetwentyeight group show, New York, NY

1994
Gallery Onetwentyeight group show, New York, NY

GALERIE

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SIMON PROCTER

SIMON PROCTER

DEMARCHE

Born in 1968 in Lancashire (UK). Lives between Paris and New York

Son travail reflète un style de vie, une synthèse unique et singulière, entre peinture classique et photographie de mode.

Simon Procter fait partie d’un nouveau courant d’artistes contemporains qui se situent à la frontière des mondes de la Haute Couture et des Beaux-Arts.

Sa vie est partagée entre Paris et New York et son travail apparait régulièrement dans des magazines culturels et de style de vie comme V Magazine, Vogue, Harper’s Bazaar et le New York Times.

L’artiste est reconnu pour ses photographies de chevaux, de stars hollywoodiennes, de top-modèles internationaux mais aussi pour ses multiples collaborations avec les plus grandes personnalités que compte le monde de la mode, de l’art et du show-biz à travers les plus grandes capitales.

La composition de ses œuvres se révèle souvent riche et complexe, rendant ainsi encore plus floues les limites entre photographie et peinture.

Simon Procter a grandi dans un petit village de mineurs dans le Nord de l’Angleterre, a étudié les Beaux-Arts pendant plusieurs années avant de venir vivre à Paris à la fin des années 1990, où il développa sa technique photographique autour des défilés de mode et de leurs environnements architecturaux.
 Le célèbre magasin Colette à Paris décida immédiatement d’exposer son travail (exposition sponsorisée par les maisons Armani et Prada).

Il retint alors l’attention des créateurs de Haute Couture Karl Lagerfeld et John Galliano avec qui il continue encore aujourd’hui de travailler en étroite collaboration.

Un peu plus tard, la présentation de son œuvre « Galliano Royal » lors de sa première grande exposition internationale à Art Basel a été le plus grand succès de l’histoire de la galerie. Depuis Simon Procter a exposé dans un grand nombre de galeries et musées et son travail est présent dans de nombreuses collections prestigieuses.

Parmi ses clients, on compte le Boston Museum d’art contemporain, Nokia, Marriot Hotels, Adidas Y-3, L’Oréal Paris et Nike, Galeries Lafayette, Reebok, Montblanc, Banque Nationale de Paris et des collectionneurs privés…

[En savoir plus sur l’artiste]

PARCOURS

2013 – «Under Lutecia» – Galerie Framology, Propos d’Artistes |Paris
2013 – «Art Basel Miami» – Saint Régis Bal Harbour | Miami
2013 – «Art Paris»(Salon International d’art contemporain)  | Paris

SOLO SHOWS

2012 – « Simon Procter » – Rausenbaum Art Gallery, Miami Beach, US

2005 – « 10 pages special New-York » – Chez Colette (sponsorisé par Giorgio Armani et Prada) | Paris, France

 

GROUP EXHIBITIONS

2011 – « Rendez-vous » – International exhibitions of contemporary art | Domaine Saint Hilaire, France

2010 – « Exhibitions Record½Art Paris » – International Contemporary Art Fair, Grand Palais | Paris, France

2009 – « DIOR60, 60 years of photography » – Museum of Modern Art | Moscow, Russia

2008 – « The house of Christian Dior Flew » – Simon Procter and Nan Golding | Moscow, Russia

2008 – « In Fashion Show » – Art Basel Miami Beach | Miami Beach, USA

 

PRESS

2011 – « Simon Procter » – Dedicate Magazine

2009 – « Is it art ? » – The independent on Sunday

2008 – « No bed no glory » – Identity Matters

2007 – « Greater New World » – Korean Vogue

 

PUBLICATIONS

New York Times, T Magazine, V Magazine, V Man, Harper’s Bazaar USA, Harper’s Bazaar RUSSIA, Telegraph Magazine (UK), Vogue Nippon, Vogue (USA), Vogue Korea, Sunday Time, British GQ, Big Magazine, Flair, German GQ STYLE, Quarters Magazine, Vs. Magazine.

Collaborations | Stilleto magazine,  Dedicate magazine, Fashion Show, Paris Style, Pamela A. Parmal and Didier Grumbach, Boston Museum of Fine Arts, New York Times, T Magazine, Vs. Magazine, Harper’s Bazaar USA, Harper’s Bazaar, RUSSIA, Telegraph Magazine (uk), Vogue Nippon, Vogue USA, Vogue Korea, Sunday Time British, GQ, Big Magazine, Flair, German GQ STYLE, Quarters Magazine

Collections |
The Boston Museum of Fine Art, Adidas, Nike, L’Oréal, Galeries Lafayette, Reebok, Marriott Hotels, Montblanc, Banque National de Paris and private collectors

GALERIE

[PLUS D’IMAGES]

ARTICLES DE PRESSE

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